Journey of a soul

19 August 2011

Journey of a soul

Would you in the multiple me I spell

See then nothing but the outer shell?

 

Rassouli painting

A whisper lost in echo two penny

And body a body did much relay

Through timeless pool in land fenny

A journey on discovery’s way

Voiceless spirit twirling I’d spun

Within web of earth to err astray

But my mind’s eye had now begun

To show through infinity’s array

I am all living being I am any

I am growing seed of yesterday

I stand tall to bloom among many

I am the field of some sunny day

I am all in creation for I am none

I walk often in hot molded clay

A disguise that I would yet shun

Seeking that mine lost sunray

Farewell

10 August 2011

Farewell

And as the wind like a banshee blew

Wailing along with my spirit that flew

Across heathen lands that I once knew

In tense of a past as you and I acknew

And shrill came the lone seagull’s mew

Lost in the mind’s eye, such lonely view

My spirit so free you would see askew

You would to your mind my mind hew

The seeds of memory in time slow grew

But I boil no wrath and no hate can brew

Find ye in my truth something too new

That it with hasty hand to my tomb slew?

Of mellow fragrances I hold but a few

The kiss of a tear in some morning dew

The birth of a raindrop growing anew

A lurch in the heart as I bid you adieu

 

Memory’s kiss

9 August 2011

Memory’s kiss

 

Memory’s kiss would a life recall

One spent walking on an eggshell

In tales untold for mind do appall

A hidden realm for spirits to quell

A truth come hither that did befall

Aligned checkerboard of wane cell

From dark night to wistful dewfall

A tale between a heaven and a hell

On endless journey of a downfall

That an open mind could foretell

But with a heart, a bond does thrall

And plunge into a bottomless well

Of lost innocence on comes the call

For infants within our souls do dwell

Though treasons change spring to fall

A faith in heart with love would swell

A jeering mind with nerve and gall

Of lurking secrets would never tell

But pelting stones like black rainfall

Would leer and peer while they fell

And as they pour my soul they spall

Though faith my heart does indwell

A wanderer in fleeting justice’s hall

My life turned hue of bluest bluebell

Great hopes a dreary mind enthrall

Wondrous times their secrets spell

A light would light however small

As joys in aches a mind would sell

True seeker of core I stand now tall

Though all recounts he did misspell

No wicked one could my heart stall

Hear ye not chime of parting knell?

A life like footsteps under snowfall

Fades as I hear yonder deathly bell

And all that would now be left of it all

Is a stark withering note of a farewell

L’amour en devenir

25 juillet et 2 août 2011

L’amour en devenir

Au sein d’un vide au froid si glacial

L’étang d’un amour autrefois ma vie

Ruisselle dans un las silence ecclésial

Horizons striés en douve infinie

Danse ô mon cœur en rythme nuptial

Avant que tout ton sang son nom n’oublie

Toi autrefois d’un terrain diluvial

Aujourd’hui en mince ru à l’agonie

Rejoins encore ton ancêtre fluvial

Que son éclat te soit vive égérie

Dépouille-toi de ton aura marial

Que volonté d’aimer il glorifie

Domaine restreint, fluet pouvoir radial

Perdu est le temps de ta seigneurie

Rien ne demeure qu’un langage martial

Dans cette cage qui te personnifie

Sentiment dans un nouvel ordre social

En guenilles de pauvre s’atrophie

Privé d’élan en vase clos spatial

Perd la foi d’antan, en fait hérésie

(inspiré par le début d’un poème d’une amie de nom de plume Tuniselle Révo “La mort du souvenir”)

Côte à côte

Côte à côte

19 juillet 2011

Si ma mère me fit naître noir

Et toi blanc de peau est né

Cela te donne-t-il tout espoir

Et me voit ainsi condamné ?

Si ma mère en ta France

A servi ta mère en fidèle

Cela fait-il que ma pitance

Soit réduite aux ruelles ?

Si un jour sur les bancs

De la même école que toi

Je m’assieds au même rang

Voudrais-tu qu’on se côtoie ?

Si des années à me battre

Font de moi ton pareil

M’enverras-tu combattre

Pour veiller ton sommeil ?

Si plus tard ta frêle sœur

M’accorde son doux soupir

Pour cet instant de bonheur

Serais-je venin ou élixir ?

Si en vieillard je venais

Rédiger une nouvelle loi

Voudrais-tu patrie changée

Par ma volonté et ma foi ?

Walking through sunshades

Walking through sunshades

 17 July 2011

I walked along

One sunny day

And I smelt furlong

The simmering hay

This is not a feeling to lose

This is the life I choose

I walked in song

On earthen clay

No path of wrong

Could lead me astray

This is not party and booze

This is the life I choose

I walked so long

Till light faded away

Heart on a prong

Lone lung in decay

This is not cutting loose

This is the life I choose

As I walked headstrong

Through a day that lay

With a shadow oblong

That my being did flay

This is not a hopeless noose

This is the life I choose

Of memory a throng

Tempted me to sway

From a present strong

That to me did belay

This is not an empty roose

This is the life I choose

Walking takes lifelong

On doom or joy’s way

Both I knew erelong

Would each other relay

This is not some moody blues

This is the life I choose

Reading of poem on you tube

http://www.youtube.com/watch?v=60OVweGrVa0

Qu’heures, Coeur, Qu’heurt

Qu’heures, Cœur, Qu’heurt

15 juin 2011

Woman waiting by Jesse Nivens

Je n’ai qu’heures à aimer

Je n’ai qu’heures à vivre

Sans un mot fleurs parsemer

Fleur d’amour pour survivre

Je n’ai cœur à aimer

Je n’ai cœur à vivre

Et mon ombre part semer

Graine d’une vie à suivre

Je n’ai qu’heurt à sentir

Je n’ai qu’heurt à défaire

Sans un mot heureux s’en tire

De douleur d’antan se refaire

Je n’ai cœur à sentir

Je n’ai cœur à défaire

Et mon spleen heures ressentir

Par un corps qui s’affaire

Amour hérésie a souffle pleurésie

Amour hérésie a souffle pleurésie

6 juillet 2011

Pas à pas, elle s’éloigne, démarche lenteur

Et tandis qu’il la hissait poésie

En étendard répandant mille senteurs

Elle, amère, l’enduisait hérésie

Et tandis qu’il la hissait poésie

Pris d’émotion d’une soudaine hauteur

Elle, amère, l’enduisait hérésie

A l’âme insatisfaite tout est menteur

Pris d’émotion d’une soudaine hauteur

En vagues d’affect, il s’étale frénésie

A l’âme insatisfaite tout est menteur

Ni houle ni sel ne font qu’elle s’extasie

En vagues d’affect, il s’étale frénésie

Tantôt douleur vive, tantôt prime sauteur

Ni houle ni sel ne font qu’elle s’extasie

Souffle au cœur, spleen en Mérimée conteur

Tantôt douleur vive, tantôt prime sauteur

Torrent coulant d’orifice atrésie

Souffle au cœur, spleen en Mérimée conteur

N’a mémoire qu’amour, de monde amnésie

Torrent coulant d’orifice atrésie

Sédiment sentiment, être décanteur

N’a mémoire qu’amour, de monde amnésie

Perte de l’un, perte de tout, unique compteur

Sédiment sentiment, être décanteur

Souffle vital glissant en branche pleurésie

Perte de l’un, perte de tout, unique compteur

L’amour en seule voile diaphane esthésie

Souffle vital glissant en branche pleurésie

Cœur de lune flottant en apesanteur

L’amour en seule voile diaphane esthésie

Du sort d’Eve et d’Adam annonciateur

Cœur de lune flottant en apesanteur

Pour un cœur meurtri douce analgésie

Du sort d’Eve et d’Adam annonciateur

Ne rencontre d’oreille qu’agénésie

Pour un cœur meurtri douce analgésie

Un chant de sirène, chant évocateur

Ne rencontre d’oreille qu’agénésie

Pas à pas, elle s’éloigne, démarche lenteur

Terre de rousseur

Terre de rousseur

26 juin 2011

Un pas leste fait douleur périr

Un pas vers splendeur de soleil

D’un œil tari ne coule que rire

Que lèvres dessinent couleur vermeil

Un pas vers splendeur de soleil

D’un rayon qui ne peut férir

Que lèvres dessinent couleur vermeil

Chaleur en corps de pain pétrir

D’un rayon qui ne peut férir

Il est un conte de mille merveilles

Chaleur en corps de pain pétrir

Terre de rousseur, miel des abeilles

Il est un conte de mille merveilles

Que bouche raconte extase plaisir

Terre de rousseur, miel des abeilles

Ocre rouge enflamme brun élixir

Que bouche raconte extase plaisir

Que flamboie cœur rouge au réveil

Ocre rouge enflamme brun élixir

Duo terre feu sans un pareil

Que flamboie cœur rouge au réveil

Hormis une plaine cherchant le rire

Duo terre feu sans un pareil

Furtive larme, esquisse de sourire

Hormis une plaine cherchant le rire

Il est dragon qui sur moi veille

Furtive larme, esquisse de sourire

L’espoir a mon cœur en éveil

Il est un dragon qui sur moi veille

Il est une île de cœur désir

L’espoir a mon cœur en éveil

Demain je sens ma main saisir

Il est une île de cœur désir

D’un rouge trop fort macère groseille

Demain je sens ma main saisir

Quittant enfin un long sommeil

D’un rouge trop fort macère groseille

Le doute en cœur fait joie pourrir

Quittant enfin un long sommeil

Un pas leste fait douleur périr

Shutter sky

Shutter sky

26 June 2011

A word like a hiss to utter

A wing like a bird to flutter

Across the skies and hills so high

A world that lies like sob and sigh

A mumble like rant to mutter

An eyelid like a quaint shutter

To shut out the glare of the sky

For hearts do sink while all hopes fly

Acid of memory cutter

Through thoughts that lie still in clutter

As my heart races through the why

Of a world that thrives on a lie