L’irrésolue

L’irrésolue

20 janvier 2012

Les matins chagrins s’écoulent sans pleurs

Dans un silence morne où l’ennui se danse

L’œil sec s’habitue au décompte des heures

Lourd est l’esprit émergeant d’une transe

Dans un silence morne où l’ennui se danse

Le son d’un tambour ne cesse de vibrer

Lourd est l’esprit émergeant d’une transe

Le cœur battant cherche à s’équilibrer

Le son d’un tambour ne cesse de vibrer

Diapason en gorge lui crée étendue

Le cœur battant cherche à s’équilibrer

Dans mon âme il bat mille nuits trop ardues

Diapason en gorge lui crée étendue

Un lac stérile gît en mon cœur glacé

Dans mon âme il bat mille nuits trop ardues

D’un souvenir d’antan d’esprit déplacé

Un lac stérile gît en mon cœur glacé

De douleur méprisée j’ai âme en peine

D’un souvenir d’antan d’esprit déplacé

D’une vie dont l’essor le destin freine

De douleur méprisée j’ai âme en peine

Toi et moi comme nous rêvions amoureux !

D’une vie dont l’essor le destin freine

L’instant n’est propice aux élans fougueux

Toi et moi comme nous rêvions amoureux !

A une vie nourrie de moments d’extase

L’instant n’est propice aux élans fougueux

Nos cœurs désunis revivent métastases

A une vie nourrie de moments d’extase

Levons nos verres dans une soif d’absolu

Nos cœurs désunis revivent métastases

Entre nos corps s’étire l’irrésolue

Levons nos verres dans une soif d’absolu

Demain encore nous feindrons la liesse

Entre nos corps s’étire l’irrésolue

Sibylline elle chuchote que rien ne presse

Demain encore nous feindrons la liesse

Pour celle qui se pare d’un voile de douceur

Sibylline elle chuchote que rien ne presse

Les matins chagrins s’écoulent sans pleurs

Amour hérésie a souffle pleurésie

Amour hérésie a souffle pleurésie

6 juillet 2011

Pas à pas, elle s’éloigne, démarche lenteur

Et tandis qu’il la hissait poésie

En étendard répandant mille senteurs

Elle, amère, l’enduisait hérésie

Et tandis qu’il la hissait poésie

Pris d’émotion d’une soudaine hauteur

Elle, amère, l’enduisait hérésie

A l’âme insatisfaite tout est menteur

Pris d’émotion d’une soudaine hauteur

En vagues d’affect, il s’étale frénésie

A l’âme insatisfaite tout est menteur

Ni houle ni sel ne font qu’elle s’extasie

En vagues d’affect, il s’étale frénésie

Tantôt douleur vive, tantôt prime sauteur

Ni houle ni sel ne font qu’elle s’extasie

Souffle au cœur, spleen en Mérimée conteur

Tantôt douleur vive, tantôt prime sauteur

Torrent coulant d’orifice atrésie

Souffle au cœur, spleen en Mérimée conteur

N’a mémoire qu’amour, de monde amnésie

Torrent coulant d’orifice atrésie

Sédiment sentiment, être décanteur

N’a mémoire qu’amour, de monde amnésie

Perte de l’un, perte de tout, unique compteur

Sédiment sentiment, être décanteur

Souffle vital glissant en branche pleurésie

Perte de l’un, perte de tout, unique compteur

L’amour en seule voile diaphane esthésie

Souffle vital glissant en branche pleurésie

Cœur de lune flottant en apesanteur

L’amour en seule voile diaphane esthésie

Du sort d’Eve et d’Adam annonciateur

Cœur de lune flottant en apesanteur

Pour un cœur meurtri douce analgésie

Du sort d’Eve et d’Adam annonciateur

Ne rencontre d’oreille qu’agénésie

Pour un cœur meurtri douce analgésie

Un chant de sirène, chant évocateur

Ne rencontre d’oreille qu’agénésie

Pas à pas, elle s’éloigne, démarche lenteur

Terre de rousseur

Terre de rousseur

26 juin 2011

Un pas leste fait douleur périr

Un pas vers splendeur de soleil

D’un œil tari ne coule que rire

Que lèvres dessinent couleur vermeil

Un pas vers splendeur de soleil

D’un rayon qui ne peut férir

Que lèvres dessinent couleur vermeil

Chaleur en corps de pain pétrir

D’un rayon qui ne peut férir

Il est un conte de mille merveilles

Chaleur en corps de pain pétrir

Terre de rousseur, miel des abeilles

Il est un conte de mille merveilles

Que bouche raconte extase plaisir

Terre de rousseur, miel des abeilles

Ocre rouge enflamme brun élixir

Que bouche raconte extase plaisir

Que flamboie cœur rouge au réveil

Ocre rouge enflamme brun élixir

Duo terre feu sans un pareil

Que flamboie cœur rouge au réveil

Hormis une plaine cherchant le rire

Duo terre feu sans un pareil

Furtive larme, esquisse de sourire

Hormis une plaine cherchant le rire

Il est dragon qui sur moi veille

Furtive larme, esquisse de sourire

L’espoir a mon cœur en éveil

Il est un dragon qui sur moi veille

Il est une île de cœur désir

L’espoir a mon cœur en éveil

Demain je sens ma main saisir

Il est une île de cœur désir

D’un rouge trop fort macère groseille

Demain je sens ma main saisir

Quittant enfin un long sommeil

D’un rouge trop fort macère groseille

Le doute en cœur fait joie pourrir

Quittant enfin un long sommeil

Un pas leste fait douleur périr

Il était en moi une rumeur

Il était en moi une rumeur
19 juin 2011

Il était en moi une rumeur

Faite de soie et de rêverie

Il était en moi une clameur

D’éclats de rires de joie de vie

Faite de soie et de rêverie

La vie s’élançait en vigueur

D’éclats de rires, de joie de vie

D’hier je ne compte plus malheur

La vie s’élançait en vigueur

D’un torrent d’une force inouïe

D’hier je ne compte plus malheur

En moi subsiste mélancolie

D’un torrent d’une force inouïe

S’échappe une phrase d’une blanche pâleur

En moi subsiste mélancolie

Du temps d’antan gorgé saveur

S’échappe une phrase d’une blanche pâleur

D’une zébrure rouge d’âme étourdie

Du temps d’antan gorgé saveur

Subsistent seulement bribes que j’oublie

D’une zébrure rouge d’âme étourdie

D’un flot de mots contre l’erreur

Subsistent seulement bribes que j’oublie

Il n’est qu’oubli contre l’horreur

D’un flot de mots contre l’erreur

S’éclaire enfin nuit infinie

Il n’est qu’oubli contre l’horreur

Il n’est que paix pour âme meurtrie

S’éclaire enfin nuit infinie

D’une naissance fait nouvelle lueur

Il n’est que paix pour âme meurtrie

Un cœur en paix retrouve bonheur

D’une naissance faite nouvelle lueur

La vie s’engouffre en âme guérie

Un cœur en paix retrouve bonheur

Souffle tremblant fait voix bénie

La vie s’engouffre en âme guérie

La pluie battante éveille mon cœur

Souffle tremblant fait voix bénie

Il était en moi une rumeur

 

Ressac

Ressac

12 juin 2011

J’ai le coeur en marée basse

D’un souvenir qui s’efface

Morte elle la met moire d’hier

Morte est la mémoire de mère

D’un souvenir qui s’efface

Je trie volonté de faire face

Morte est la mémoire de mère

J’ai sel de la mer en devers

Je trie volonté de faire face

D’une joie enfouie qui trépasse

J’ai sel de la mer en devers

J’ai coeur de la mère de travers

D’une joie enfouie qui trépasse

Un coeur recouvre bonheur fugace

J’ai coeur de la mère de travers

De front en flanc j’essuie revers

Un coeur recouvre bonheur fugace

Un battement en moi me surpasse

De front en flanc j’essuie revers

Il coule en moi larmes rivières

Un battement en moi me surpasse

Coeur de lion survit à nuit lasse

Il coule en moi larmes rivières

L’eau crée en forêt clairière

Coeur de lion survit à nuit lasse

Douleur et joie ont en coeur place

L’eau crée en forêt clairière

Morte est la solitude amère

Douleur et joie ont en coeur place

Mortelle la solitude de mère

Morte est la solitude amère

J’ai le coeur en marée basse

Coeur inconstant

Cœur inconstant

27 mai 2011

“Ne vous assurez point sur ce coeur inconstant;

car à d’autres que vous il en juroit autant” – Jean Racine

 

O cœur qui n’a de cesse de battre

Sur remparts d’un fort désolé

Noblesse n’est point toujours combattre

Elan d’un battement isolé

Sur remparts d’un fort désolé

Un cœur s’élevait à main nue

Elan d’un battement isolé

Eclat d’émotion soutenue

Un cœur s’élevait à main nue

Arborant fier, haut les couleurs

Eclat d’émotion soutenue

Oscillant de joie à douleurs

Arborant fier, haut les couleurs

Un cœur se faisait ode chantante

Oscillant de joie à douleurs

Pantomime en danse déroutante

Un cœur se faisait ode chantante

Présentant un flanc flagellé

Pantomime en danse déroutante

En chevalier se voit hélé

Présentant un flanc flagellé

Le cœur vivait vibrante histoire

En chevalier se voit hélé

L’amant multiple à cœur notoire

Le cœur vivait vibrante histoire

Vie vécue multiplication

L’amant multiple à cœur notoire

S’inventait sans cesse une passion

Vie vécue multiplication

Cœur perdu en propre recherche

S’inventait sans cesse une passion

Cœur saisit la première perche

Cœur perdu en propre recherche

Se vautre en spleen tel un damné

Cœur saisit la première perche

Se disant pourtant condamné

Se vautre en spleen tel un damné

Le cœur qui pour tout cœur tant craque

Se disant pourtant condamné

S’invente peur, misère et se braque

Le cœur qui pour tout cœur tant craque

Prompt à l’amour faire tant d’aveux

S’invente peur, misère et se braque

Oscille en propre cœur vaseux

Prompt à l’amour faire tant d’aveux

Cœur clamant intention si pure

Oscille en propre cœur vaseux

Cœur qui entre cent rien n’épure

Cœur clamant intention si pure

En constance élan limité

Cœur qui entre cent rien n’épure

Garde pour soi sens illimité

En constance élan limité

Cœur volage tout vrai lien renie

Garde pour soi sens illimité

Suit heureux nouvelle lune bénie

Cœur volage tout vrai lien renie

Tout cœur lui recèle aventure

Suit heureux nouvelle lune bénie

Sur toute voie nouvelle s’aventure

Tout cœur lui recèle aventure

Celui d’un cœur né inconstant

Sur toute voie nouvelle s’aventure

N’hésite que fraction d’un instant

Celui d’un cœur né inconstant

Se multiplie en amour verve

N’hésite que fraction d’un instant

Se mue en vitesse que j’observe

Se multiplie en amour verve

De rythme scande loin de cœur en peine

Se mue en vitesse que j’observe

Oublie jusqu’à la moindre veine

De rythme scande loin de cœur en peine

Il est des cœurs qui battent si las

Oublie jusqu’à la moindre veine

Un cœur parmi d’autres oscilla

Il est des cœurs qui battent si las

Des cœurs qui battent fort la mesure

Un cœur parmi d’autres oscilla

En extase toujours démesure

Des cœurs qui battent fort la mesure

Naît cœur inconstant d’amour pâtre

En extase toujours démesure

O cœur qui n’a de cesse de battre

 

Coeur en jachère

Cœur en jachère

2 mai 2011

Cœur en culture saisons s’invente

S’emporte léger en bandoulière

Chemins de ci de là arpente

En épitaphe choix délétère

Le cœur se renouvelle d’hier

Comme d’une culture jachère

Moisson de fruit revient au fier

Après la disette la bonne chère

Comme d’une culture jachère

Cœur multiple se compartimente

Après la disette la bonne chère

Le vieil amant trouve jeune amante

Cœur multiple se compartimente

L’instant paix au cœur de tourmente

Le vieil amant trouve jeune amante

Baume aux cicatrices d’âme sanglante

L’instant paix au cœur de tourmente

Cœur pur se dresse en réverbère

Baume aux cicatrices d’âme sanglante

Douleurs, joies sont stades éphémères

Cœur pur se dresse en réverbère

Relents passés d’une vie amère

Douleurs, joies sont stades éphémères

Sont effeuillés comme tourne la terre

Relents passés d’une vie amère

Roulent O Sisyphe déclin de pente

Sont effeuillés comme tourne la terre

Pas à pas, cœur à cœur, danse lente

Roulent O Sisyphe déclin de pente

Les pierres que la haine d’un fomente

Pas à pas, cœur à cœur, danse lente

La faucheuse est vorace patiente

Les pierres que la haine d’un fomente

Un mur contre joie de naguère

La faucheuse est vorace patiente

Son gouffre de sang se désaltère

Un mur contre joie de naguère

Se dresse sur remparts creux de guerre

Son gouffre de sang se désaltère

Le cœur se renouvelle d’hier

Pain d’épice pain de miel, fin des vices règne de fiel

5 mars 2011

Pain d’épice pain de miel, fin des vices règne de fiel

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Mon spleen est toujours là, pleurs d’une moi d’autre foi

Mayday le bateau coule, Neptune roi se met dais

Médée sera mère poule, que le ciel puisse m’aider

L’injustice rend cœur las, peleurs y sont piètres rois

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Mayday le bateau coule, Neptune roi se met dais

L’eau rage soutient trépas, le bateau tangue pare foi

L’injustice rend cœur las, peleurs y sont piètres rois

M’aider ma plainte ma houle, démarches en escalier

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L’eau rage soutient trépas, le bateau tangue pare foi

Une vie faite d’entrelacs, la nature roule mes dés

M’aider ma plainte ma houle, démarche en escalier

Mes dais là ils me saoulent, je n’ai que ventre émoi

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Une vie faite d’entrelacs, la nature roule mes dés

Poinçon broche de féra, mort de harpon de loi

Mes dais là ils me saoulent, je n’ai que ventre émoi

Que faire de pierre qui roule, Sisyphe pour s’écraser

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Poinçon broche de féra, mort de harpon de loi

Chair noble dégustera, crocs temps peut édenter

Que faire de pierre qui roule, Sisyphe pour s’écraser

Attente temps qui s’écoule, l’amour en cœur seule voie

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Chair noble dégustera, crocs temps peut édenter

L’avenir nous le dira, le cœur au fer rougeoie

Attente temps qui s’écoule, l’amour en cœur seule voie

D’absurde je ne fais moule, l’enfance ma vérité

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L’avenir nous le dira, le cœur au fer rougeoie

La vie recoud abats, de cri témérité

D’absurde je ne fais moule, l’enfance ma vérité

Mon spleen est toujours là, pleurs d’une moi d’autre foi

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