Jour blanc

Jour blanc

5 janvier 2011

 

Perles de sueur tombent

Poids des années de misère

Sur une joue palombe

Paix dans le froid mordant cru

Un cœur pourrait-il trouver ?

Le blanc suaire tombe

Perdue est la joie d’hier

Marche en catacombes

Sous voile blanc je ne suis plus

Je n’ai plus de destinée

Yielding meters, writing teeters

1st January 2011

Alas could I then write again?

I have become frightened hen

And as I look and forsake the pen

Retreating in my barren den

I think of the times lost back in yesterday

When all was mirth, fun and play

When wandering mind me would stray

Within a world that dark could sway

Forsaken now is this pen of mine

For a remotely lost black Valentine

Whom this life from count of nine

Would want again in it me to whine

Of darkened soul too much I saw

Of pressure binding shut my jaw

Of injustice hiding behind the law

Of cutting flesh by a heartless saw

Oh how I wish for a time to come

When I could again be all but mum

Of times that would only be a sum

Of bliss like cakes topped by plum

And as I witnessed wake of dawn

Thinking of the year now gone

Hoping with this new one was born

A hope to change me from forlorn

A million whispers touched my ear

Of nature’s presents sweet and dear

Of universal law now bound to appear

To pierce the darkness like a spear

Take me home

27 November 2010

 ♥

When it is all over and finally done

When my breath will have stopped

When all colour from me has gone

When my heart many a beat skipped

Take me home

 ♥

 When the light in my eye is so jaded

When dark night is paler than my lips

When all rose from my nails has faded

When you see a black tinge at the tips

Take me home

 ♥

When movement catches not my eye

When my head is stiff, held upright

When of my bosom you hear no sigh

When my hand is rigidly closed tight

Take me home

 ♥

When my toe extended stays curled

When my body’s twist seems awkward

When not a word from me is hurled

When my gaze passing looks onward

Take me home

 ♥

When you lay me down feel no sorrow

When all is left of me is but mere ashes

When you speak I will be in the morrow

When you read me, I’ll come in flashes

I am finally home

 ♥

Reading of my poem on youtube

 ♥

Paris Versailles

19 novembre 2010

♦  ♣   ♦

Paris, fallait-il vraiment que j’y aille ?

Ce voyage ne me dit rien qui vaille

Un vol pour combler béante faille

Tandis qu’incertitudes m’assaillent

 ♦  ♣   ♦

Ce voyage ne me dit rien qui vaille

Tourment de cœur porcelaine émail

Tandis qu’incertitudes m’assaillent

Je frissonne me couvre de chandails

♦  ♣   ♦

Tourment de cœur porcelaine émail

Fissure brèche en immaculés détails

Je frissonne me couvre de chandails

Mon cœur s’emballe et l’esprit raille

♦  ♣   ♦

Fissure brèche en immaculés détails

Contour brisé, fallait-il qu’ainsi il saille?

Mon cœur s’emballe et l’esprit raille

Qui gagne ? Ils tirent à courte paille

♦  ♣   ♦

Contour brisé, fallait-il qu’ainsi il saille?

L’esprit s’écoeure que le cœur trésaille

Qui gagne ? Ils tirent à courte paille

Porte d’Orléans, château de Versailles

♦  ♣   ♦

L’esprit s’écoeure que le cœur trésaille

Voici venu le temps des retrouvailles

Porte d’Orléans, château de Versailles

Je prêche Paris à mes nouées entrailles

♦  ♣   ♦

Lecture de mon poème sur youtube

♦  ♣   ♦

Ego habito in aeternum glacialis; Tempus transit tarde

La fracture du temps qui inlassablement va s’écouler

S’écouler en flot mince d’un trou d’aiguille échappé

Echappé comme un point en catarsis s’inventant flot

Flot d’émotions arrêtées par mon pauvre cœur si bot

15 novembre 2010

♦ 

Le soleil brille, sa brillance de lance veut m’aveugler

M’aveugler des rayons par trop lumineux à supporter

Supporter de passage de nuit, de lever, lui et sa clarté

Clarté du jour, de jour en jour, m’éclairant lasse brisée

 ♦

Le trampoline poussiéreux, près de lui tous les vélos

Les vélos ramassés, bien rangés, en tristes petits lots

Lots des jours qui s’écoulent au fil de mon œil d’eau

Eau de pluie qui pleut en cœur si voûté de pli de dos

♦ 

Je ne supporte ni cette clarté ni sa servante obscurité

Obscurité qui de jour en jour se multiplie en témérité

Témérité de pouvoir suivre et survivre à nuit tombée

Tombée en cœur qui en noir spleen veut s’éterniser

♦ 

Le vent souffle dehors et mon souffle las lui fait écho

Echo de mon thorax persifflant tel un bruit de roseau

Roseau las se pliant et se dépliant à l’infini et en solo

Solo en geste délibéré figé en cris se réinvente en Nô

♦ 

Mon cœur s’essouffle, j’ai souffle en cœur si écoeuré

Ecoeuré d’avoir encore en solitude à tenter de panser

Panser de nuit en jour inlassablement et sans y penser

Penser de jour en nuit à l’absence d’eux, moi, étripée

 ♦

Ego habito in aeternum glacialis; Tempus transit tarde

Ambulo et ego vivo tristis tacitus quasi nihil mihi accidere

Cor meum vacuum totum sanguinem fluit sanguine silentio

Vivendum atque moriendum fluens in aeternum glacialis tacito

♦ 

(Je vis dans une éternité glacée. Le temps  s’écoule lentement

Je marche et vis triste silencieuse comme si rien ne me touchait

Mon coeur se vide de tout son sang qui s’écoule silencieux

Vivre et mourir s’écoulent dans une éternité glaciale et silencieuse)

Lecture de mon poème sur youtube 

http://www.youtube.com/watch?v=4QibN8TmcoE

♦ 

Une vidéo de danse qui traduit bien la mesure de la frustration ressentie 

http://www.youtube.com/watch?v=4QQvBWinGKQ&feature=share

Mon alphabet d’eux trois qui en tri les trie trois stries strident s’élève mon cri

10 novembre 2010

 ♣

Tri : La nécessité de mettre ordre dans mes pensées confuses que je trie, trie et trie  

Tri : Ce chiffre béni et maudit qui à eux me rappelle d’eux me parle et me poursuis

Triangle : L’angle de vue de notre mariage de notre couple de la maîtresse qu’il prit

Triathlon: la course effrénée contre la justice, lui et contre famille que j’accomplis

Tribal : Le sentiment m’animant quand privée d’eux je rêve vengeance  sauvagerie

Tribulation: ses messages bulles abjectes, menaçantes et son déni de moi à l’envi

Tribune: la chaire d’injustice d’où le vilain toqué noir criminel a commis son délit

Tricératops: les cornes endiablées poussant quand moi rhino d’hier charge aussi

Tricycle: le temps qui s’écoule en déséquilibre pour moi loin d’eux en insomnie

Trident: Neptune sortant des mères m’offrant pour le hareng la belle broche qui

Trimer: en lui plongeant en pierre dure tenant de coeur lui met fourche qui l’occit

Trifouiller: cette justice veule cherchant excuses pour les prendre les donnant à lui

Trinité: Au dam du père au nom des fils de la fille pour la mère litanie quand je prie

Triomphal : le cri que je pousserais si enfin comme nous voulons ils me sont remis

Triplet: de leur absence nés a part j’en oublie l’alphabet collés en mon coeur ainsi

Trisomie: son état naturel d’être qui s’est tant écourté sa vie humaine et son esprit

Tristesse: mon état permanent manteau ne me quittant plus et même quand je ris

Trituration: son incessant tourment leur déclinant toujours de contact mon déni

Apatride: ce flottement en absence d’elle un repère pouvant me sauver de l’oubli

Attrition: l’étiolement de mon coeur mourant sans leur souffle vital qu’on m’envie

Attribut: les couilles manquant à sa famille d’ainsi lui laisser faire ce qu’on en subit

Contrition: l’affliction qui m’atteint quand je vois qu’à la vie ce con n’a rien compris

Contribution: la pension que je ne lui verserai pas à ce noir vampire Harpagon gris

Diatribe: les mots me venant à l’esprit quand il me refuse accès à ma tribu par dépit

Distribution: les rôles qu’on se partage pour jouer cette farce, cette noire comédie

Etripée : Mon état sans eux mes tripes depuis qu’on m’en a séparé et à coups de scie

Etriqué: l’étroitesse des pensées de ceux qui croient que j’en devrais retourner à lui

Fratrie : le trio d’eux qui d’amour attentif l’un pour l’autre en anges les personnifie

Histrionisme : Le mal m’atteignant puisque privée d’eux je cherche à meubler mon ennui

Idolâtrie : l’amour que j’ai pour eux tantôt clément tantôt dément qui tant se multiplie

Inextricable : cet enchevêtrement qui de tant de complications la vie nous en pourrit

Intrigués: l’état des personnes autour de nous qui de cette histoire n’ont rien suivi

Intrinsèque : le lien qui ne pourra jamais être brisé ce lien immatériel qui à moi les lie

Matrice : Mon utérus qui les porta en moi qui les enveloppa qui de moi les a nourris

Meurtrissure: mon reste de coeur qui saigne en stries quand les veines il m’ouvrit

Pétrification: mon état de pierre muette attendant le jugement me niant toute vie

Rétribution: la peine qui compensera sa haine aveugle quand il me tue si enhardi

Savitri : fille de soleil, verbe divin que je pense, vérité que pour asséner je naquis

Strident: le cri qui s’élève de mes lèvres gercées quand je pleus d’en coeur la nuit

Stries : les marques à jamais présentes dans ma mémoire de dimanche à samedi

Tantrisme: la pulsion me poussant à chercher les sens qui modifieraient mon cri

Ventriloque : la carrière voulue de mes tripes qui s’en iraient là-bas me laissant ici

Vitriol: l’acide sur ma peau m’écorchant alors qu’en donnant le change je souris

Contre-remerciements ou dénigrements (au choix, au tri)

Je ne remercie pas le juge M, veule aux cils papillonnants

qui enclencha d’un coup de son cerveau si bot ce tourment

Je ne remercie pas mon ex mari ce vil et stupide couillon

qui pour ces vers écrire pourtant fut hélas mon inspiration

Je ne remercie pas ma chère belle mère perfide et sotte

qui me fit déni en lui inspirant ceci avide à joues de lotte

Je ne remercie pas mon gentil beau-père dont les couilles

N’existèrent qu’un temps bref avant de devenir nouilles

Lecture de mon poème sur youtube 

http://www.youtube.com/watch?v=TYvBS8ld5fQ

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Point break, the limits of injustice that disappoint

9 November 2010

 

 Σ ∞

I await that one truly Just at last they will appoint

This justice system with injustice, us it did anoint

My finger is crooked my every member is disjoint

To wait and to point, myself, in vain I disappoint

 Σ ∞

The waiting that stretches beyond breaking point

I am dead sea as arthritis invades my every joint

To injustice and inequity every finger I may point

But wailing and pointing, in vain are, though joint

 Σ ∞

Reading of my poem on youtube

http://www.youtube.com/watch?v=iELXMPBQZY8

 Σ ∞

http://www.youtube.com/watch?v=ZUjhQLB0hXY&feature=share

 Σ ∞

 

Ave Patria anime destitutum te salutant

Am Stram Gram

Je m’invente Slam

Moi pion, toi Dame

Tu ris, je rime rame

Tueries, si Madame

Ton soleil me crame

En gel de mon drame

 9 novembre 2010

De part en part traversée pauvre plaine

Je la retrouve comme une vieille rengaine

Elle vient vite s’entasse en cœur la haine

Depuis trop de temps l’injustice je traine

Et les justiciers il faut qu’ils comprennent

Que Pater noster c’est filii noyés en Seine

Il ne faudrait pas que nous ils con prennent

Sur le sens de nos maux ils se méprennent

Ces vengeurs masqués zélés  ils assènent

Je hais autant qu’hier leurs mises en scène

Pour pères se font prélats d’amour mécènes

Et puis la rancœur c’est moi qui la ramène

Un coup de cœur, marteau dans mon aine

Toqués je les vois en vrais croque-mitaines

Cette fois aussi j’en serais presque certaine

Et moi je serais là seule tant l’inique vilaine

Et tandis que mon temps précieux s’égrène

Loin de mes  tripes, mes larmes reviennent

Mes maux répétés personne ne surprennent

Libellule en jarre contre l’air je me démène

Fallait-il que, chacun à sa justice, on s’en tienne

D’occasion manquée de vie, j’ai âme en peine

La douleur fallait-il que je la fasse leur, mienne

La victoire ne serait-elle toujours que la sienne?

Justice française, air de vide, stupide éolienne

Déni de moi, la sale arabe, doublée d’Indienne

D’autres pays il aurait fallu que je provienne

Mais comme ceci, je suis lie, en fait couenne

Allons encore enfants de cette patrie naine

Mugissez broutant l’herbe verte, Germaine

De pensées vous n’en aurez jamais de saine

Cumulez injustices défendez juste bas de laine

Le facteur t’aurait-il pris ce Noël des étrennes

T’annonçant enfin la fin de ton règne ma reine ?

Autrefois tu fus lumières et si belle souveraine

D’acte infâme fallait-il que gueuse tu deviennes ?

Am Stram Gram

En fait de ce Slam

Vous voilà en trame

Du serf d’hier le brâme

Faible en mélodrame

Il en perd vite son âme

Redevient Macadam

Lecture de mon poème

http://www.youtube.com/watch?v=5mBss5v98wA

French justice, a cloak of wear and tear

9 November 2010

 

 ♣

Fool I try to catch now what I had let go, haughty mare

Ailments in wailing I cry me a pail so wail as they stare

I go on oblivious to their frowns heeding not their glare

Banshee and ogress I turn, I once little frightened hare

 ♣

I run in a competition that has no concept left of the fair

My ankles flailing don’t allow me to climb so many a stair

Higher in injustice I rise and oxygen in purity fails my pair

Air I beseech, sweet air, oh I gasp within my hidden lair

 ♣

I run, reach out but all I reach is nothing but this thin air

I run here, no, wrong place it is there, I cry tear my hair

I seek; know not how to reach within this vile Vanity Fair

Blue white red between grey mirth and such dark despair

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Their justice more injustice would once more for us bare

In impunity they carve into their system with such care

Intricate details to make you win any if not all your share

Of misery as they deny you. Fight back? Don’t you dare!

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http://www.youtube.com/watch?v=kylN_Fk-RNo

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http://www.youtube.com/watch?v=AnR1FJ6yQq4&feature=share

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Exchanging role, relinquishing control

4 November 2010

Alas I am now imprisoned in my mind

And it seems I cannot set myself free

For no reason I have to always remind

Myself of torment and with such glee

How to know when is the time to let go

How to know if blinded you cannot see

It is more difficult than you’d ever know

It would be for you, it is so hard for me

Some say it is a mere question of now

Some deprive you of access to eternity

Some crude, lewd fail to even see how

You cannot, now set free, be but felicity

I shake my head say this is mine plight

You cannot bear it, for it is mine to be

And on I would stay at it awake all night

Cloaked in renewed anguish and misery

Darkness had me many a thought grind

As my mind wandered from coast to sea

I never meant to turn and look behind

You were meant to disappear, a remedy

And through those nights I’d toil and row

As I tended and cared to them mine three

Alas you now smothered my trace in snow

Left me out in cold night wailing banshee

When the marriage is dissolved no vow

Does that dissolve for me my maternity?

I bore them in me then, despite our row

You cannot fail my right to love but see

I wither as he deprives me of their sight

My anguish is my only robe to the knee

I stumble may fall, I never learnt to fight

What was supposed to be one knit family

Reading of my poem on youtube

http://www.youtube.com/watch?v=IZDK6bz5mcE