My colour blue

4 November 2010

 ♣

I was thinking of memories that come sweet

Memories soft when I think of us two

And as always it comes when our eyes meet

Soft and heartfelt my colour blue

 ♣

Take it away take it away and make it flee

All sadness will go now with you

As always when you come to just cloak me

Goes away from me the colour blue

 ♣

Time comes goes by and relentless I know

That for always you’d paint me with you

Time to time pink and rosy or yellow

When summer comes and shows us its dew

 ♣

Take it away take it away this sadness

And let the happiness shine through

For always when you come to me love

There’s no scent left of my colour blue

 ♣

Memories scorch me as they come engulf me

For without you it would come so true

Oh I thought I had lost it so rosy

Yet it comes back forlorn my colour blue

 ♣

Take it away take it away with gladness

The gladness I found out with you

And for always this colour paint rosy

So I can forget my colour blue

 ♣

But then darkness may come and wash over

All these rosy and pastels we knew

And it always remains as it was then

Only me and that washed colour blue

 ♣

Take it away take it away this madness

This madness when I’m missing you

For I still feel now and never less

Always painted this sad colour blue

 ♣

And it always remains as it was then

Only me and that washed colour blue

Only me and that washed colour blue

 ♣

Reading of my poem on youtube

http://www.youtube.com/watch?v=VfCKDI75cWw

 ♣

Réflexions existentielles

Quand vient si haute la marée
Rien ne sert d’autant en stresser
Se laisser sans peur à elle aller
S’efforcer sans bruit de couler

3 novembre 2010

 ♣

Je m’efforce de leur construire une bien haute digue

Mes pensées il faut vraiment que vite je les endigue

Je m’y efforce parfois en riant et en faisant la gigue

Mais mes pensées rebelles contre moi tant se liguent

 ♣

Il est question de mon si lassant quotient intellectuel

Mon propre cerveau devenu mon tortionnaire cruel

Me fait miroiter, au lieu du las, désormais si habituel

Le sort des êtres ailés qui autrefois fut mon sort usuel

 ♣

Je m’efforce de n’être plus que vase bien hermétique

Mais mon sourire m’échappe volage et si frénétique

Je retiens mon rire pourtant il éclate tant hystérique

Que puis-je faire alors, sans doute être antipathique

 ♣

Il est question aussi de fameux quotient émotionnel

Je traine un coin de terre et découvre un coin de ciel

Je m’habille pourtant sarcasme suis enduite de miel

Je m’accroche à rage trouvée mais perds tout mon fiel

 ♣

Je m’efforce d’aiguiser tous les jours de petites lances

J’abreuve en pensées acerbes et loin de l’indifférence

De marin en belle, en marin tous se frottent la panse

Et eux de doux extraire, laisser fiel en petits tas rances

 ♣

Il est question de tant de doutes de faits existentiels

Se demander si remplacer son monde vide de virtuel

Je suis tant lasse de mon monde cet hypocrite du réel

Autant renaître en misanthrope gavée de lointain irréel

 ♣

Je m’efforce de vivre sereine un  trouble fait quotidien

Où se mêlent cent possibles accoudés à dix mille riens

Je rajoute musique sur mon cœur de chœur en refrain

J’écoute, parle, partage, et vivons éthérés lendemains

 ♣

Il est question de petits tourments de vilaines crécelles

Mais surtout de ces amitiés fortes d’instants fraternels

Cocon créé, de toutes pièces, à nos trente mains en zèle

Qui en se fermant sur nous, nous berce, endort maternel

 ♣

Je m’efforce tous les jours, de jour en jour, de me lever

Me brosser dents, me doucher, me peigner m’habiller

Déjeuner, allumer le pc travailler, je suis déjà exténuée

De temps à autre me hasarder à lire et tant délirer

 ♣

Il est question de se demander et là sans cesse quel

Sera le sort du lendemain, ma question perpétuelle

Qui revient me hanter, une angoissante ritournelle

Lasse je me laisse aller chaque jour à ce lourd rituel

 ♣

Je m’efforce de me donner courage, m’encourager

Je me frotte le jour à ces êtres absents désincarnés

Qui parfois peuvent de part en part écran traverser

Vacillant entre morosité et rires me vivant à moitié

 ♣

Il est question de lassitude de ce doux spleen éternel

De cœur brisé qui se répare et là encore tant se fêle

D’âme en peine cherchant âme sœur qui lasse je hèle

Rengaine fatale, mort en cœur m’est solitude mortelle

 ♣

Je m’efforce de faire plus que le minimum nécessaire

Parfois j’y réussis et lasse je n’en suis pas que peu fière

Je m’en applaudis seule en rit tant, me donne des airs

Qui peut dire de l’effort l’ordinaire de l’extraordinaire

 ♣

Il est question d’optimisme qui me donnerait des ailes

J’étais autrefois un être de lumière et je m’en rappelle

Lionne, fière, je rugissais aujourd’hui, piteuse, je bêle

Chèvre au piquet la bête féroce me pique, me harcèle

 ♣

Je m’efforce de me contrôler il faut que je me blinde

De tourments tus et cachés en mille êtres me scinde

De sa farce macabre je ne serais point rôtie, la dinde

Antigone ne mourra foi de libellule de Tunisie, d’Inde

 ♣

Il est question de pensées devenues si conflictuelles

Qui se répondent et se répandent et annulent celles

Qui pourrait me sauver du tourment? Lui, Pantagruel

Je cherche en vain mon égaré blason de Ramatuelle

 ♣

Je m’efforce de ramasser tous  mes fragments de vie

Morceaux épars éclatés et dispersés très loin à l’envi

Ce puzzle dément je le reconstitue seule chaque nuit

Il me manque les trois pièces vitales; recoller ? Oublie!

 ♣

Il est question de cette famille qui se disait très belle

Qui de lâcheté veule le tourment d’enfant tant scelle

Regarde à peine l’injustice qui croupit là devant elle

S’entasse putride, tas de tripes pourries s’amoncelle

 ♣

 Lecture de mon poème sur youtube

http://www.youtube.com/watch?v=TxcZwjbp9R8

 ♣

Réminiscences

Je cours et ne me rejoins pas

Mon pas n’a de cœur il est las

Mon cœur s’essouffle en âme

Mon âme se meurt en brame

3 novembre 2010

αΩαΩ

Je demandai au coq de ne me lever le matin

Tint docile son bec, il n’écouta mon chagrin

Grain il picora encore et encore en ma main

Main qui s’affala vide à mes côtes, le destin

αΩαΩ

Je demandai à la mer de ne se faire de marée

Marée qui n’égare plus mes côtes soulignées

Lignées qui se perdirent en beaux houx taillés

Tailler là entre l’arbre et son écorce, écorcher

αΩαΩ

Je demandai aux arbres de ne plus se répandre

Pendre haut et court leur senteur de cendres

Cendres d’autrefois qui ne pourraient rendre

Rendre l’âme, rendre tout, ne plus s’éprendre

αΩαΩ

Je demandai aux fleurs de ne plus s’épancher

Pencher la tête et le dos encore tant courber

Courber l’échine des os de ce dos tant craquer

Craquer encore de noire nuit noire, oui pleurer

αΩαΩ

Je demandai au vent de n’en plus piper souffle

Souffle au cœur las fourbu vivant en pantoufle

Pantoufle de vair ou cuir de vachette, de buffle

Buffle fait femme androgyne, qui se camoufle

αΩαΩ

Je demandai au ciel de ne jamais plus suinter

Suinter de tout corps toute substance huilée

Huiler la poêle chaude avant de la frire l’ailée

Aile ou cuisse question délicate, tourmenter

αΩαΩ

Je demandai au feu de faire qu’il s’embrase

S’embrase le bûcher de sa vanité qui écrase

Ecrase les restes d’une vie morte en phrases

Phrases pour médire ou redire, paraphrases

αΩαΩ

 Lecture de mon poème sur youtube

http://www.youtube.com/watch?v=IA6ratf9M_A

αΩαΩ

 

Dialogue avec le bon Dieu

Mort a Venise tant je me morfonds

Fille de Trieste c’est mieux au fond

J’avancerais à la mer en état second

Les vagues m’encercleraient en rond

27 octobre 2010

♣ 

Avant lui je pris parole, son silence d’or

Pourquoi toujours de la mort tant parler ?

Ne pouvez-vous soigner mon petit corps ?

Mortefeuille je veux vivre encore l’ailée !

♣ 

Mais je le savais, il me répond a l’aurore

Que mon sang pour lui tant je tousserais

Que mes journées dans un souffle alors

De temps manquant si vite je respirerais

♣ 

Il est des êtres pour qui le sort règle sort

Des êtres qui de tant de vies en vivraient

Et d’autres qui avant de naître sont morts

La vie la vraie la leur, ils l’ont vite oubliée

♣ 

Et moi et moi tant rosse de hargne encore

J’en ai tant crié que de rage là j’en pleurais

Mais il ne céda d’un pouce, cruauté record

Et c’était bien en vain là que je le suppliais

♣ 

Cruel hautain mais jamais ne perd le Nord

Pour que son règne soit toujours si sanctifié

Je crachais à la mer, à moi sur lui et le port

Et lui de pardon tant d’oubli guidé s’oignait

♣ 

Il me mena magnanime au couloir dehors

Le condamné il fallait bien l’accompagner

Et je la vis mes genoux en tremblent si fort

Elle était grande, noire en moi elle vibrait

♣ 

Elle a ouvert les bras a chuchoté bébé dors

Et moi, lapin en sursis, à elle condamnée

Je l’ai regardée l’ai bien reconnue la mort

A ses noirs bras me suis enfin abandonnée

♣ 

Mais vie voyant je fus prise d’un remords

Et le cœur en moi en instant las sursautait

Mais elle m’y poussait, lasse je me rendors

De ma propre extinction je ne fis la veillée

♣ 

Et Dieu constatant que je la pris dès lors

Se mit en quête d’une nouvelle vie trouver

Sans se presser se resservit de Roquefort

Le bleu de mes veines il aimait tant tartiner

♣ 

Pour ma tombe je persiffle, que passiflores

Blasphème anathème sur mon allée j’écrirai

Et lui, joueur, d’y répondre bien plus retors

Ne sois pas blême! Chrysanthème! et il riait

♣ 

 Lecture de mon poème sur youtube

http://www.youtube.com/watch?v=iDSSAlU0TZw

♣ 

لا تلمني

21 أكتوبر

 ∫≈∫

لا تلمني

لا تلمني إن نزعت ثوبي و واجهت البحر

لا تلمني

لا تلمني إن فكرت طويلا و إخترت النَحر

لا تلمني

لا تلمني إن ذبلت عيني و نسيت السِحر

لا تلمني

لا تلمني إن إنحنى جسدي إنحناء القهر

لا تلمني

لا تلمني إن أشبعت بدموعي تلك النَهر

لا تلمني

لا تلمني إن شاب قلبي لكم واجه السَهر

لا تلمني

لا تلمني إن كنت إستبرعت بكسري الجبر

 

 ∫≈∫

فقد تراكمت في ركن خيالي و هي مدن

و ما بقى لي قطّ تراكما في جسدي ركن

عضَيت يدي عضًا و عضَتي عضم لا عضل

فتحت عينيَ فتحا و واجهت حائطا و لا أفق

 

 ∫≈∫

لا تلمني

لا تلمني إن نسيت في اليوم معنى الأيَام

لا تلمني

لا تلمني إن جهلت حساب تمادي الأرقام

لا تلمني

لا تلمني إن ما بقت في حياتي إلاَ الأوهام

لا تلمني

لا تلمني فقد تراكمت في قلب قلبي السِهام

لا تلمني

لا تلمني إن شككت في ديني وهو الإسلام

لا تلمني

لا تلمني إن فتحت فمي و ما خرجت الأنغام

لا تلمني

لا تلمني إن ما رأيت النّور في دمس الظَلام

 

 ∫≈∫

رحت تائهة مرارا في سبيلي عن النَهار بحثا

و ما وجدت في هذا السَبيل إلاَ وجعا و حرثا

و ما كانت الأحزان في حياتي منعزلة و حدثا

بل تشاجعت عنفا و إنتشرت في كل كوني بثًا

 

 ∫≈∫

لا تلمني

لا تلمني إن سار سيري في آفاق النَهار ليلا

لا تلمني

لا تلمني إن فتحت عروقي سيلا لدمي سيلا

لا تلمني

لا تلمني إن كثر ميل قلبي للحقد ميلا و ميلا

لا تلمني

لا تلمني إن ناديت ويلا و ما رأيت فيَ ويلا

لا تلمني

لا تلمني إن تحوَلت بقسوتي و صرت رجلا

لا تلمني

لا تلمني إن كثرت همومي و طفح كيلي كيلا

لا تلمني

لا تلمني إن نشفت ريقي و رال فمي ريلا

 

 ∫≈∫

لا تلمني

لا تلمني إن ما رغبت لصفوفكم الإنضمام

لا تلمني

لا تلمني إن كانت عصمتي بالوحدة إلتزام

لا تلمني

لا تلمني إن ما ألقيت عليك أنظار الإهتمام

لا تلمني

لا تلمني إن أطعمتك بذلك بسمٍ من السِمام

لا تلمني

لا تلمني إن كان لي معنى الوفاء الإحترام

لا تلمني

لا تلمني إن ما كان لي معنى الوفاء الإنتقام

لا تلمني

لا تلمني رجاءا و إحترم فإن الميت لا يلام

 

 ∫≈∫

Reading of my poem on youtube

http://www.youtube.com/watch?v=DS1RgJiAS-g

 ∫≈∫

Promenons-nous dans les bois

Tu me promènes dans les bois

Idée de mauvais aloi

17 octobre 2010

Φ

Promenons-nous et dans les bois

Le loup sera surement là

Et nous on le guetterait

Hautes de nos cachettes ailées

Mais là s’il nous retrouvait

Les ailes il les arracherait

Φ

Loup tu y es qu’est-ce que tu fais

J’enlève ta chemise

Φ

Promenons-nous et dans les bois

Le loup là nous cueillera

Et si je lui fredonnais

Peut-être qu’il s’en irait

Ou si tu lui en parlais

Peut-être qu’il comprendrait

Φ

Loup tu y es qu’est-ce que tu fais

J’enlève ton short

Φ

Promenons-nous et dans les bois

Le loup me croque tu vois pas

Maman ne pouvait m’aider

Elle était trop fatiguée

Papa étant tant distrait

Le jardin ouvert laissait

Φ

Loup tu y es qu’est-ce que tu fais

J’enlève ta culotte

Φ

Promenons-nous et dans les bois

Un jour le loup s’fatiguera

Ou le chasseur tant rêvé

Viendrait enfin le chasser

D’un coup de hache bien visée

Son corps vite éventrerait

Φ

Loup tu y es qu’est-ce que tu fais

J’enlève ta peau

Φ

Promenons-nous plus dans les bois

Le loup ne se lasse pas

L’autre jour je suis tombée

Et il a voulu m’croquer

Dans l’œil gauche je l’ai griffé

Mais l’œil droite me regardait

Φ

Loup tu y es jamais lassé

Un jour ta peau j’aurai

Φ

Promenons-nous plus dans les bois

Le loup ne résiste pas

Et il va nous manger

Et ensuite nous recracher

Il faudra encore se laver

De son savon périmé

Φ

Loup t’étais vraiment laid

Ta peau de bête j’écorcherai

Φ

La nuit je sais qu’il est là

Son pas je l’entends en moi

Mais tu es toujours fâché

Qu’encore je t’ai réveillé

Et la lumière allumée

Dans la nuit t’énerverait

Φ

Loup je sais tu es caché

Tu rôdes dans la nuit

Φ

Le bois se promène en moi

La nuit il m’appellera

Et moi les poings tout serrés

Là je n’irai plus jamais

Mais j’entends encore ses pas

Que c’est triste tu le vois pas

Φ

Bois cramé, tu l’as ramené

Je viens te hanter

Φ

Promène-toi donc dans les bois

Quand les yeux tu ouvriras

Pour regarder au-delà

Loin du jardin tu verras

La peau du vieux loup si las

Séchant à côté d’abats

Φ

Loup pressé de pion damer

T’as fini ta vie grise

Φ

Promène-toi vite dans les bois

Sur sa peau tu tatoueras

Mon cœur ma rate et mon foie

Et tout mon corps d’autrefois

De moi il s’alourdira

Au ciel ne s’en ira pas

Φ

Loup ça y est, je t’ai plombé

Je t’ai enterré

Φ

Lecture de mon poème-chanson sur youtube

http://www.youtube.com/watch?v=zj2EjP61Ij8

Φ

 

Burn witch burn

And the witch burnt, flames crackling in delight

As her ghastly cackles rang wildly through the night

September 17 and October 10, 2010

♣♣♣ 

Stacking, packing, they crowed so, cheered on

Soon this dark Witch would be burnt, be gone

The trial you ask? Village fool a cloak did don

In the land of why not and a time once upon

♣♣♣ 

The men lined up jeering were hardly forlorn

One whistled soft sneers, another blew a horn

The women between two minds seemed torn

A woman gazed intently, nursing a new-born

♣♣♣ 

The wood was there now, it seemed enough

This burning, a chore, would not be so tough

They piled hearth, the smooth and the rough

A fledgling cried silenced by his mother’s cuff

♣♣♣ 

Yet the waif looked on at that tasteless sight

He seemed to find that in her dark was light

Prying open the maternal clutch ever so tight

He approached the pyre so observe he might

♣♣♣ 

Bushes thorny white into her hair had grown

To hold back her arms that eerie glow shone

And while there she stood on the altar alone

The moonlight sparkled on her face of stone

♣♣♣ 

With haggard glazed eyes she gazed around

Hands, helpless, behind her, she was bound

Eyes resting on that cherub’s face so round

She felt less the gnawing of the ruddy hound

♣♣♣ 

And as the fire soared higher, much higher

Lighting up her dark’s doom to their desire

Of the flame she felt not much the bite dire

Her eyes locked on to the eyes that inspire

♣♣♣ 

And so burnt the witch on a day of plenty

An age she counted two twenty and twenty

After she burnt, in the square again empty

The waif looked within where she lay gently

♣♣♣ 

Skipping away, as the sky had turned black

The waif ran home never even looking back

For he held now close tight in his heart rack

A shadow of her vengeance he would stack

♣♣♣ 

Reading of my poem on youtube

http://www.youtube.com/watch?v=t30lEf8XdL0

♣♣♣ 

Musique(s) (é)t( t)ripe(s)(nt)

Et viscères vis(sant)( sang) t(ant)(emps) (et)(é)vi(e)s( s)(c)(er)(é)rés

Boyaux en mélanges san(g)(s) (s’)(c)entre()mêl(é)(er)

L’amour (et)(é)vi(e )s(cè)(e)r(t)(e) et vi(e )(s)c(‘e)(è)(t)(re) re()naî(s)(t)

Mon corps en e(f)(st )fort, d(’)e(s)(f)forts patiné(s)

8 octobre 2010

Arbre à chats ra(t )va(g)(j)e(u), arbre à ravager

Tourbillons de corps, tour(s )bill(on)(e)s (en)neigé(e)s

Trace(s soe)urs pist(es)(ant) (en) corps, trace(s soe)urs dépisté(e)s

Kawé s(’e)(a)n(s )dette(s) f(au)(o)r(e)(t), (p’)têt(r)e décapitée

 ∏

Dé(s )rid(és)(er) sans idées faut capituler

Do( )ré en()cor(ps)(e), ré do récapituler

Mi(-)( )fa(t) en( )cor(ps)(e), mi(-)()fa(t), en()cor(ps)(e) un trépas

Sol(e) l(a(s))(à) r(é)(ai(e)) sol(e) l(a(s))(à), enfin te voi(s )l(à)(as)

Do ré mi fa sol la si do

Ta musique m’emporte trop haut

Do si la sol fa mi ré do

Il faut redescendre aussitôt

Sol la fa sol la fa c(’)es(t) (tas) (ah)(à) mon trépas

D(o)(‘eau)( )r(é)(ai) mi(s) d(o)(‘eau)( )r(é)(ai) mi(s) mais oui mon ami

Sol(e) si r(é)(aie) sol(e) si r(é)(aie), faut il (c)(s’)im(es )(mo)(au)l(ait)(er)

D(o)(‘eau)( )r(é)(ai) mi(s) d(o)(‘eau)( )r(é)(ai) mi(s) mais oui mon amie

Sol(e) l(a(s))(à) je revis sol(e) l(a(s))(à) te revoi(s )l(à)(as)

Si d(o)(‘eau) déjà l(à)(a)? C’est tro(p)(t) tôt pour moi

R(é)(ai) mi(s) Trop haut je(u) revi(s )r(ais)(é) mi( )ré(e) d(o)(‘eau)

Fa(t) sol(e), plus haut encore je(ux) m’immole(ent) l(à)(a) fa(ts)

L(a)(à) si l(a)(à) je(u) di(x)(s) (ou)(wi)i(s), l(a)(à) sol(e) fa(t) r(é)(ai) mi(s)

D(o)(‘eau)( )r(é)(ai) mi(s) D(o)(‘eau)( )r(é)(ai), tu es l(à)(a)(’a)do()ré(e)

D(o)(‘eau)( )r(é)(ai) mi(s) fa(t) sol(e), ma douce( soe)ur mi(e) sol(e)

Ta musique au cor(ps) vol(e), (fa(t))(phare) (r(ai))é()cl(é)(ai)()r(er)(é) sol

Do ré mi fa sol la si do

Ta musique m’emporte trop haut

Do si la sol fa mi ré do

Il faut redescendre aussitôt

Sol(e) si r(é)(aie) sol(e) si r(é)(aie), faut-il (c)(s’)im(es )(mo)(au)l(ait)(er)

D(o)(‘eau)( )r(é)(ai) mi(s) D(o)(‘eau)( )r(é)(ai) mi(s), mais oui mon ami

R(é)(ai) fa(t) l(a)(à) R(é)(ai) fa(t) l(a)(à), voi(t-)là mon( )tr(ez )(é)pas

R(é)(ai) mi(s) fa(t) r(é)(ai) mi(s) fa(t), sou(s )vien(t)(s-)toi(t) de(ux) moi(s)

R(é)(ai) fa(t) l(a)(à) R(é)(ai) fa(t) l(a)(à), ma vie pas(se) (sa)(e)n(s) toi

Sol(e) l(a)(à) fa(t) Sol(e) l(a)(à) fa(t), ta vie pas(se) (sa)(e)n(s) moi

Si d(o)(‘eau) si d(o)(‘eau) si d(o)(‘eau), sans toi(t) je(u) chant(e) (tout) faux

D(o)(‘eau) si d(o)(‘eau) si d(o)(‘eau) si, chante donc toi (h)au(t )(s)si

R(é)(ai) mi(s) fa(t) r(é)(ai) mi(s) fa(t), sou(s )vien(t)(s-)toi(t) de(ux) moi(s)

R(é)(ai) fa(t) l(a)(à) R(é)(ai) fa(t) l(a)(à), ta vie pas(se) (sa)(e)n(s) moi

R(é)(ai) mi(s) fa(t) r(é)(ai) mi(s) fa(t), et join(t)s-moi(s) (à)(hâte-) toi

R(é)(ai) fa(t) l(a)(à) R(é)(ai) fa(t) l(a)(à), ma vie pas(se) (sa)(e)n(s) toi

Chant de mon poème chanson sur youtube

http://www.youtube.com/watch?v=8wuwM42le8s

Doom’s meal

On glistening bowels we skid and skate

Lurching, reaching for the prize, a mate

I look and I(cy)(see) how much I inflate

Much of them pains when we did relate

4 October 2010

 ∞

I rock and I rock, I rocked till dusked date

Dawn wins the grey of last twinkling state

Ye fortune I seized for long it had me wait

I beckon you unto this foreboding estate

 ∞

A leering twist in the timeless path of fate

An eerie finger of the corrupt on my slate

I look upon the face of yesterday (I)(i)()rate

Blossoms of bugs or slugs piled on my plate

 ∞

This is my finger, eat it I must contemplate

This is my tongue that touched to translate

This is my wing that to heights did me elate

This is my heart, I split and you as I much ate

 ∞

Ate? Hate? Do I remember

It was yesterday, another member

 ∞

Morsels of damsel, awoken dead in a crate

Ghastly meal, I(eye) for you I(eye), we ate much spate

I chewed on the bone, my teeth it did grate

You chewed on the h(u)(ea)rt, its flesh did di(e )late

 ∞

You chewed I did too this mine bodily bait

You watched mesmerised mine scanty gait

Saw no poison into morsels you can’t hate

Spill ye guts, by my meal, you’re prostrate

 ∞

Reading of my poem on youtube

http://www.youtube.com/watch?v=_vhSia56VVM

9 lives to go while the boat you rock row

And she looked on, ruling over the lives that went fast

A cycle and she’ll renew them, so firm she stood, Bast

26 September 2010

 ◊

 

9 lives to go, 9 lives take the paddle and row

And I’ve always wanted, I’ve always dreamt

Of how I’d spend them, lives others spent

 ◊ 

Woodcutter, in splinters cut me some wood

You cut like none cutting makes you rejoice

Cut not the life of this wee red writhing hood

Alas the axe covered this oh too frail voice

  ◊

8 lives to go 8 lives to reap not sow

And I’ve always wanted, I’ve always dreamt

Of how I’d spend them, lives others spent

  ◊

Caretaker partaker caretake me a little dime

Hound not that little mermaid frail and elfish

Caretake me don’t forsake this nursery rhyme

It is all I have left and yet you take it so selfish

  ◊

7 lives to go 7 lives to care and grow

And I’ve always wanted, I’ve always dreamt

Of how I’d spend them, lives others spent

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Teacher the slate was written take a sponge

Wipe and write again your own sweet words

Teacher the blackboard’s empty go on plunge

Thy witness the chalk, the moon and the birds

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6 lives to go 6 lives to tell and show

And I’ve always wanted, I’ve always dreamt

Of how I’d spend them, lives others spent

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Uncle the damsels sleep so well and strong

This wine you poured and drank so gleeful

Uncle I knew not the tune but sang along

The night was young, the shadows truthful

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5 lives to go 5 lives one buried in snow

And I’ve always wanted, I’ve always dreamt

Of how I’d spend them, lives others spent

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Husband your mind spins and spirals down

Love-hate and torture is all in this ye shop

In your cavern no light no jewel of the crown

On it goes a frenzied dance none can stop

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4 lives to go 4 lives to burn and throw

And I’ve always wanted, I’ve always dreamt

Of how I’d spend them, lives others spent

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Husband friend you were there to smile practice

The wayward ways of friends turned lovers

You lost your way and every way was malice

Time revealed your dark soul under the covers

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3 lives to go 3 lives to see and know

And I’ve always wanted, I’ve always dreamt

Of how I’d spend them, lives others spent

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Lover, love me a spot love me as you glide

On that high wave of your golden superb

Lover, it’s down here not cloaked in thy pride

In your empty chest this voice will reverb

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2 lives to go 2 lives to scatter and blow

And I’ve always wanted, I’ve always dreamt

Of how I’d spend them, lives others spent

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Sorrow you come again you visit so often

Your seeds overturned blown you must return

Your pace is slow but your step strong hasten

Get it over with for this mind will still churn

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1 life to go 1 life to save I lie low

1 life to go, 1 life I’ll save there’s no more

1 life to go 1 life to save I lie low

1 life to go, 1 life I’ll save there’s no more

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And I’ve always wanted and though I dreamt

This life I’ll live now, this life unbent

And I’ve always wanted and though I dreamt

This life I’ll live now, this life unbent

And I’ve always wanted and though I dreamt

This life I’ll live now, this life unbent

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Reading of my poem on youtube

http://www.youtube.com/watch?v=Dd9x3b-COlg

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