Côte à côte

Côte à côte

19 juillet 2011

Si ma mère me fit naître noir

Et toi blanc de peau est né

Cela te donne-t-il tout espoir

Et me voit ainsi condamné ?

Si ma mère en ta France

A servi ta mère en fidèle

Cela fait-il que ma pitance

Soit réduite aux ruelles ?

Si un jour sur les bancs

De la même école que toi

Je m’assieds au même rang

Voudrais-tu qu’on se côtoie ?

Si des années à me battre

Font de moi ton pareil

M’enverras-tu combattre

Pour veiller ton sommeil ?

Si plus tard ta frêle sœur

M’accorde son doux soupir

Pour cet instant de bonheur

Serais-je venin ou élixir ?

Si en vieillard je venais

Rédiger une nouvelle loi

Voudrais-tu patrie changée

Par ma volonté et ma foi ?

Walking through sunshades

Walking through sunshades

 17 July 2011

I walked along

One sunny day

And I smelt furlong

The simmering hay

This is not a feeling to lose

This is the life I choose

I walked in song

On earthen clay

No path of wrong

Could lead me astray

This is not party and booze

This is the life I choose

I walked so long

Till light faded away

Heart on a prong

Lone lung in decay

This is not cutting loose

This is the life I choose

As I walked headstrong

Through a day that lay

With a shadow oblong

That my being did flay

This is not a hopeless noose

This is the life I choose

Of memory a throng

Tempted me to sway

From a present strong

That to me did belay

This is not an empty roose

This is the life I choose

Walking takes lifelong

On doom or joy’s way

Both I knew erelong

Would each other relay

This is not some moody blues

This is the life I choose

Reading of poem on you tube

http://www.youtube.com/watch?v=60OVweGrVa0

Qu’heures, Coeur, Qu’heurt

Qu’heures, Cœur, Qu’heurt

15 juin 2011

Woman waiting by Jesse Nivens

Je n’ai qu’heures à aimer

Je n’ai qu’heures à vivre

Sans un mot fleurs parsemer

Fleur d’amour pour survivre

Je n’ai cœur à aimer

Je n’ai cœur à vivre

Et mon ombre part semer

Graine d’une vie à suivre

Je n’ai qu’heurt à sentir

Je n’ai qu’heurt à défaire

Sans un mot heureux s’en tire

De douleur d’antan se refaire

Je n’ai cœur à sentir

Je n’ai cœur à défaire

Et mon spleen heures ressentir

Par un corps qui s’affaire

Amour hérésie a souffle pleurésie

Amour hérésie a souffle pleurésie

6 juillet 2011

Pas à pas, elle s’éloigne, démarche lenteur

Et tandis qu’il la hissait poésie

En étendard répandant mille senteurs

Elle, amère, l’enduisait hérésie

Et tandis qu’il la hissait poésie

Pris d’émotion d’une soudaine hauteur

Elle, amère, l’enduisait hérésie

A l’âme insatisfaite tout est menteur

Pris d’émotion d’une soudaine hauteur

En vagues d’affect, il s’étale frénésie

A l’âme insatisfaite tout est menteur

Ni houle ni sel ne font qu’elle s’extasie

En vagues d’affect, il s’étale frénésie

Tantôt douleur vive, tantôt prime sauteur

Ni houle ni sel ne font qu’elle s’extasie

Souffle au cœur, spleen en Mérimée conteur

Tantôt douleur vive, tantôt prime sauteur

Torrent coulant d’orifice atrésie

Souffle au cœur, spleen en Mérimée conteur

N’a mémoire qu’amour, de monde amnésie

Torrent coulant d’orifice atrésie

Sédiment sentiment, être décanteur

N’a mémoire qu’amour, de monde amnésie

Perte de l’un, perte de tout, unique compteur

Sédiment sentiment, être décanteur

Souffle vital glissant en branche pleurésie

Perte de l’un, perte de tout, unique compteur

L’amour en seule voile diaphane esthésie

Souffle vital glissant en branche pleurésie

Cœur de lune flottant en apesanteur

L’amour en seule voile diaphane esthésie

Du sort d’Eve et d’Adam annonciateur

Cœur de lune flottant en apesanteur

Pour un cœur meurtri douce analgésie

Du sort d’Eve et d’Adam annonciateur

Ne rencontre d’oreille qu’agénésie

Pour un cœur meurtri douce analgésie

Un chant de sirène, chant évocateur

Ne rencontre d’oreille qu’agénésie

Pas à pas, elle s’éloigne, démarche lenteur