Day: August 15, 2010
Me in you and you t(h)ree in me
Me in you and you t(h)ree in me
14 August 2010
…
I see you in the universe
Through this present tense, dark and terse
I split and wander everywhere
To reach you, hug you, pat your hair
…
I hear and see you from within
My blood in you will never thin
I see you playing in your room
Despite the dark and present doom
…
I see your joys again shine, flout
Shadows that you will come, throw out
This artery you’ll come unclog
We’ll take time to play with the dog
…
We’ll hum; we’ll sniff the jasmine tree
I’ll pick up some for you and me
Together we’ll make a garland
Huddled ball, in our own island
…
Your laughter rings within these walls
You hear my heart, I hear your calls
Again dolls, trucks, mad games we’ll play
You’ll come again, you’ll come to stay
…
We will roll in sweet summer’s grass
This sadness washed by you will pass
Like castles built by you and me
Washed away by the tireless sea
Bomboula est morte, Vive l’A Per te hais ide
Bomboula est morte, vive l’A Per te hais ide
12 août 2010 (en soirée après avoir reçu la décision du juge rédigée le même jour)
…
Ah la belle justice française, elle est à l’image de son Président nain
Elle a pris toutes les foutaises, mélangé, stupide, aveugle, ivraie et grain
Ma douleur réverbère à l’infini, de mon témoignage, du leur, on ne retient rien
…
Avocat associé, guidé d’avocate avide, présidés de juge mâle, veules et mesquins
Se gaussant de droits paternels frustrés valant plus que leur bien-être, leur entrain
Triste individu que celui se vengeant d’une épouse ne pardonnant plus, noie ses gamins
…
Je regarde sans bien comprendre le message de haine qui remplit ce parchemin
Mon avocate me demande si faire appel, bien sûr se hâter, dès le lendemain
Pour accélérer, envoyer vite cette supplique, je voudrais leur prêter plus de mains
…
La justice aveugle et sourde, se fait du misogyne, aujourd’hui, la catin
Dans sa soumission secrète, âme noire, regard terne, elle annonce son dessin
Cette triste annonce il me faut désormais la faire à mes pauvres chérubins
…
Exsangue je sonne à leurs oreilles si avides naguère ce glas, le leur et le mien
Ils pleurent, prient, supplient, essaient, je les entends qui le raisonnent en vain
Inflexible, sourd à leur appel, se gaussant, il scelle d’un sceau de pouvoir leur destin
…
Mon crime à moi c’est d’être Indienne, Arabe, peuples foulés du pied, en chemin
Ajoutez à cela Musulmane, quelle infâme, ma c(o)ul(eur)ture ne leur sied pas au teint
Sans oublier, crime ultime, que mon travail nous a porté, de leur monde étriqué, si loin
…
Faveurs de cour, garanties, pourries, je les ai regardés jouer aux modernes Parrains
Peu las de leur présence, rouge gorges pompeux chantant leurs propres refrains
Ils cèdent à la discrimination positive, le père, le nouveau noir français qu’on étreint
Overdose d’amour
Overdose d’amour
12 août 2010
…
Bien dangereuse alchimie que cette soif d’amour
Je les regarde grisée, de mon propre corps vautour
Leurs petites frimousses pointant, astre du jour
Mon cœur les voyant enfin marche. Que dis-je ? Il court
…
Et voilà que s’envole ma sobriété
De leur présence magique, si longtemps privée
Junkie, extatique, ce jour je me suis shootée
Overdose d’amour, mes veines ont éclaté
Trois de mon insomnie, trois de ma vie
Trois de mon insomnie, trois de ma vie
11 août 2010
…
Ouvrière d’amour, je vis l’envers d’un Germinal
Sans leur amour, cancéreuse en phase terminale
Comme je voudrais jouer mon propre Assommoir
Boire, m’enivrer, m’annihiler à cet abreuvoir
…
Mais mon esprit clair, précis et par trop lucide
Me fait regarder en face cette vérité aride
Le deuil en âme, le regard creux, le cœur en trépas
J’ouvre leurs chambres et compte, zéro, ils ne sont pas là
….
Quel incurable, triste mal que la lucidité
Que n’ai-je, de légende, été blonde écervelée
Mais dieu m’a faite, du cliché, la ténébreuse brune
Je cède encore, l’esprit las, à ce tourment nocturne
…
L’instant suspendu, cru, de leur si belle naissance
Joue à l’infini dans ma douloureuse conscience
En rêve, je les étreints fort, l’amour nous réunit
Mais insomniaque sans eux, j’inspire et je crie
…
Je vomis ma douleur sur les murs de mon cercueil
Cherchant à clouer leur douce image à mon œil
J’ouvre la bouche, j’inspire, je crie, encore et encore
Tandis qu’au dehors la nuit noire se colore d’aurore
…
Le jour plat arrive enfin et je n’ai plus de voix
Blanche, lavée, épurée de mes nocturnes émois
Ma dame de compagnie me sert le déjeuner
Je le regarde, l’œil morne, ce plat que je vomirai

You must be logged in to post a comment.