Ignorance is not bliss

26 February 2011

Ignorance is not bliss

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Vesper with a grace so demure

Looked around with eyes azure

She walked on road of confusion

Mistaking it for that of salvation

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And as doubt did her inseminate

She slowed down to procrastinate

Again her hope she strikes amiss

And from ignorance misses a kiss

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I witnessed her dire predicament

Being underdog her punishment

For when relentless follows hound

You will be put now to the ground

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Vesper I saw you once so mundane

And all you do now is take the cane

O Vesper why do you so surrender

I weep forlorn your heart so tender

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Vesper your walk is to further death

You walk on comes your dying breath

And as the last comes slow in its hiss

You will know ignorance is not bliss

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Souffrir y est marin

26 février 2011

Souffrir y est marin

 

Le temps d’une belle qui captive

D’un regard splendeur aventure

Transformée de quête d’un azur

Jouait d’en ta main nue et lascive

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Le temps d’un bateau à la dérive

Qui d’embrouille amis trop épure

Pour que rien que le cœur ne dure

Honni soit qui mal aimant l’écrive

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Marin n’as-tu vécu le temps beau

Pourquoi pleures-tu là le tombeau

Vol nuptial coupé dans plein essor

D’enfant de Neptune peint chagrin

Grande prenant pas sur petite mort

Cœur changeant y est souffrir marin

Pas Lolita

25 février 2011

Pas Lolita

 

Elle avance un pied déchaussé

Sous une voûte de ciel délabré

Marches d’autrefois un escalier

En ruines d’un temps trépassé

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Un pas en pieds joints incertain

Monde pesant sous bras un frein

Lolita triste d’entre deux destins

Mur écroulant en chaux chagrin

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Avancer est descente en enfer

Remonter à reculons l’enferre

Qui pourrait d’acquis se défaire

Et s’élever vers cieux soufferts ?

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Elle avance d’un cœur délabré

Sous une voûte de ciel trépassé

En marche une vie déchaussée

En autrefois d’un escalier ruinée

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Un pas en monde pesant incertain

Sauter à pieds joints sans un frein

Lolita triste écroulant d’en destin

Mur sous bras tanne peau chagrin

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Avancer lente à reculons l’enferre

Remonter est descente en enfer

Qui pourrait s’élever se défaire

Et vers cieux d’acquis se refaire ?

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A mon grand regret les garçons naissent dans des choux et les filles dans des roses

21-22 février 2011

A mon grand regret les garçons naissent dans des choux et les filles dans des roses

 

Je le/la regardais encore qui se tenait droite comme une asperge. Je ne savais plus si je devais dire elle ou il. Finalement en regardant de plus près pendant qu’elle sortait son miroir pour retoucher ses lèvres, je me dis qu’utiliser le féminin serait de rigueur. La transformation avait été si bien réussie qu’on avait de la peine à croire qu’elle avait été un garçon autrefois. Le guitariste qui avait animé la soirée Andalouse caressait de touches finales une guitare avec un plectre qui semblait fait en corne. Il salua dans un anglais approximatif ponctué de quelques « yeah baby » et le temps de nos applaudissements, son visage rayonna comme étoilé par cette gloire fugace. Visiblement plus rien n’importait désormais des interruptions du gérant durant le spectacle pour annoncer telle ou telle voiture qui bouchait le chemin de sortie aux clients quittant tôt le restaurant. Le vieillard s’était accommodé de ces interférences dans son show parce qu’il savait qu’au bout il allait boire jusqu’à se griser au calice de ce triomphe passager et que notre salve d’applaudissements serait comme l’hostie qui viendrait sceller sa communion avec nous. De le regarder ainsi s’extasier de si peu et de vivre un tel bonheur dans cette bulle limitée de vie était roboratif pour mon esprit toujours à la quête de réponses et je me disais qu’il suffisait vraiment de peu de chose pour être heureux.

Nous nous levâmes après un repas qui aurait pu mettre dans le coma le plus gros mangeur du monde et je marchai en la suivant. Sous les quelques lampes qui s’empressaient d’étoiler le passage sombre qui nous menait vers la sortie du restaurant, l’illusion était parfaite.

Je me souvins de tous ces courriels que nous nous étions échangés avant de nous rencontrer grâce à ce voyage qu’elle avait entrepris jusqu’ici et de la dépendance affective qui émanait de ses écrits. C’est au fil de la lecture de ses écrits tantôt très provocateurs et assurés tantôt manquant totalement d’assurance et surtout bourré de fautes d’orthographe que l’image d’un autre elle s’imposait en filigrane en ma tête. Au fur et à mesure des contradictions dans son discours et de ses élucubrations de mythomane, je me suis rendu compte que c’était un être qui vivait visiblement un tourment quotidien duquel elle voulait s’échapper en s’improvisant preux chevalier pour la cause d’autrui. . Elle était tantôt membre d’une version moderne des chevaliers de la table rotonde enrôlée dans une quête d’un nouveau Graal de vie, tantôt la détentrice d’un pouvoir occulte qu’elle hésitait à révéler aux non-initiés ou encore prête à s’embarquer pour une carrière de trappeur dans le Grand Nord, voire au Canada. En fait tout mensonge fabriqué pour se distinguer du lot, faire croire qu’elle appartenait à une élite autrement plus importante que sa propre personne semblait lui convenir.

Dehors, le vieux guitariste qui était sorti par l’entrée des artistes, soit à dire la porte exigu arrière des cuisines du restaurant, enfourchait une moto et je notai un détail amusant avant qu’il ne mit son casque : il avait mis un vieux bonnet de laine sur la tête qui lui couvrait les oreilles pour se préserver du froid sans doute. Je me tournai vers mon amie que j’avais précédée sans trop y faire attention perdue dans mes pensées et repensai à nos échanges.

Elle ne prenait désormais même plus la peine de ne pas se contredire ou d’accorder quelque véracité et un suivi aux promesses faites dans ses écrits précédents. A peine une excuse totalement ridicule et qui tenait tellement peu la route qu’on eût dit un grand éclopé de première. Il est vrai que je suis plutôt impassible par un exercice de tout temps de patience et prête à croire la personne si elle se fait une place dans mon cœur. Il est aussi vrai que je suis un peu trop prompte à laisser les gens prendre une place dans mon cœur s’ils me touchent de manière significative. Elle m’avait touchée avec ses mots, le récit de ses mésaventures et je n’avais jamais réalisé que tout ceci cachait en fait une autre histoire qu’elle aurait voulu raconter mais qu’elle n’arrivait pas à exprimer de peur de ma réaction. Du coup, elle inventait mille autres mensonges pour échapper à son quotidien. Le pire c’est que le tissage entre ses mensonges et la réalité était tellement bien fait avec les quelques preuves de certains faits extraordinaires mais vrais qu’elle avançait qu’il était difficile de distinguer le bon grain de l’ivraie et la plupart des personnes autour d’elle n’avait donc d’autre choix que de prendre pour acquis tout ce qu’elle disait.

Cela dit, certains de ses mensonges avaient attisé ma curiosité et en amatrice sans relâche des procédés de détectives ainsi que mue par le souffle d’un sixième sens, je m’étais mise à étudier ses photos. C’est ainsi que je me suis aperçue qu’elle avait une pomme d’Adam qui semblait s’être évanouie dans le temps, grâce sans doute aux traitements hormonaux. Je n’avais pas de photos plus anciennes, par exemple de l’adolescence – âge ingrat où il est difficile de travestir sa nature – et il n’était donc pas possible de vérifier ma théorie de manière non équivoque mais une bonne âme crut bon de me prévenir de son ambivalence. Bien que mon témoin indésirable semblât axer ce choix de conversion sur la luxure, je n’en étais pas convaincue. De son enfance où elle avait été traitée de baltringue et d’une naissance en chou alors qu’elle s’attendait de naître en rose, elle avait dû garder un déchirement qui avait justifié ce choix. En fait quand j’y repensais, peu m’importait qu’elle fut homme ou femme comme peu m’importerait dans deux ans que mon linceul soit mer ou terre. Elle avait été un temps mon amie et rien ne pouvait changer ceci. Il me restait cependant le regret, celui poignant et amer, de ne pas pouvoir désormais me fier même à ses élans les plus sincères et de vivre donc cette amitié faite de distance. Cela me faisait d’autant plus mal que je pouvais m’imaginer qu’elle penserait que c’était dû à son secret mais en mon for intérieur je savais que c’était mieux ainsi. Comme on fait son lit on se couche, comme disait le proverbe populaire et elle portait sa part de responsabilité dans cet éloignement. Sa venue de si loin ne changeait pas grand-chose à cet état de fait. Je la regardais belle, resplendissante pleine d’effusion amicale et ressentis encore ce pincement de regret. Ne pouvais-je lui pardonner sa supercherie ? Pourquoi fallait-il que je sois aussi intransigeante avec les relations humaines? Il faudrait que je change me dis-je mais c’était trop tôt encore et je rangeai mon cœur dans son tiroir des désillusions. Demain est un autre jour me dis-je tout bas. Nous verrons.

Me hanter

21 février 2011 (décalcoMaxi)

Me hanter

Ton sein est modèle aimé

Nuée sème en époux tué ressassé

Sans début l’âge à venir

De par la femme dérangeant l’an terne

Tel soir où belle sema vol désordre germe en l’air

◊ 

Pourquoi pas roses offrir ?

Pour qui osa garrot bleue veine y est

Moi sonné sondes doux pur traîne

J’oublie Me dardera-t-elle germain ?

Ou toi or seras émérite rectifié

◊ 

Pour elle que j’aime boire frise

Mort de moi sonates au vent murmure-t-elle

Émoi râles abhorre âme erre sans maillons

Etale heures lances de lui osons traces

D’âme triste d’enfant au fond de toi me noyer

◊ 

Masque lui gela sang peint

L’animer, sceller ma tendre qui saigne pulsant de rustres

De la tribu dessein, sort d’alchimie scier

Sur phare blême sang rouille

Mort s’en pare les fléaux s’écoulent l’enduisent deuils

Ah aimée ! Restons les amants scintillants sous tes arbres aux florilèges

Les mondes mesquins voraces de polars noirs piègent mes terrains

Jet m’étends sème vie que leurs noires besognes arrêtent

Terre blouser si tard serre, nous empêtre

◊ 

L’ancien carnet ne s’ouvre ennuis volages d’essence

Etre l’Indus sur ta plaine ronde à mue grise ma pensée

 ◊

Mon sang gammes oublie aime jets dramatiques

Qu’unis minent adversités

Ta honte née des listes

Voici moulant serti pour s’offrir

Ton ire en heurt renfrogna apparence

Puis il est clair que tu ne me vois plus

Utile de ton oubli m’occire des lambeaux

 ◊

A new millenium

19 February 2011

A new millennium

 

Alas I would not run my naked wild

Creatures of habit they will me mild

With looks upon me so derogatory

Make me shuffle confined territory

◊ 

Of worldly ties they build my grave

And cause me bowing to be a slave

Medusa stood with her stoning eye

Hoping fear would make me live lie

◊ 

Yet stoning threats were of no avail

As hope filled rich my destiny’s sail

So bind your bow ye rightly archer

To lay me in that yonder sepulchre

◊ 

As arrow pierced fierce my Sternum

I woke up into a refulgent Millennium

Within a golden age freed of deceit

I practice walking on my shaking feet

Eclipses de vie

18 février 2011

Eclipses de vie

 

Le jour naît puis se meurt, le sort sera créé

Eclipse de vieille fleur, sommeil gagne la sève

Si un cœur se défait l’oubli emporte le rêve

Le jour se meurt puis naît, la vie sera sauvée

♦ 

En tourment vrille gardée empêche venue d’aurore

Mais une fleur disloquée sait refleurir pétale

Le vieux volcan éteint retrouve lave abyssale

D’une étincelle repeint il reprend en main sort

 ♦

La destinée a seuil d’infini à franchir

Accommodant de l’œil, de l’autre rive tout voir

La vie en eau jaillit, un renouveau d’espoir

Vaste bleu au cœur apprit à l’infini saisir

♦ 

Des profondeurs de l’océan, la vie sort bondissant

D’un cœur sec mais aimant, le sang soigne jaillissant

Des premiers spores de vie, renaît donc l’infini

Du retour des envies, tristesse en l’un finit

♦ 

L’aurore boréale naît en scintillements étale

Souffles d’un ange bleuté sur un lac fait de glace

D’un cratère jeune créé par poussée en surface

De lave vive remontée la terre revient fœtale

♦ 

Entre ciel, terre et mer la vie reprend ses droits

Le doux côtoie l’amer la vie joie et chagrin

L’orphelin en souffrance saura en temps serein

Faire fi des différences, de l’amour sa seule loi

 ♦

Le jour naît puis se meurt, le sort se renouvelle

Eclipse se fait sur pleur, le jour ainsi se lève

Dans un cœur trépassé, la vie accorde trêve

Le jour se meurt puis naît, la vie redevient belle

♦ 

Lecture du poème sur youtube   http://www.youtube.com/watch?v=YiYy8Xe2IaQ

D’aube de bleu

16 février 2011

D’aube de bleu

 

L’aube naissant invoque un jour de douceur

La mer s’étire telle une soie infinie

Que la paix revienne enfin en ton cœur

Que passe la touche de la mélancolie

◊ 

La mer s’étire telle une soie infinie

Sous la caresse d’un ciel bleu langoureux

Que passe la touche de la mélancolie

Que joie de vivre habille un temps tes yeux

◊ 

Sous la caresse d’un ciel bleu langoureux

La mer veille une bleue sirène assoupie

Que joie de vivre habille un temps tes yeux

Que la douleur de cœur soit assourdie

◊ 

La mer veille une bleue sirène assoupie

Le soleil chauffe son nu de dos cambré

Que la douleur de cœur soit assourdie

Pour que le mal ne soit pas dénombré

◊ 

Le soleil chauffe son nu de dos cambré

La lune argente l’éclat de sa nageoire

Pour que le mal ne soit pas dénombré

Il faut de l’enfance trouver pataugeoire

◊ 

La lune argente l’éclat de sa nageoire

Les dieux de sa présence veulent s’imprégner

Il faut de l’enfance trouver pataugeoire

Pour que le roi de cœur puisse enfin régner

◊ 

Les dieux de sa présence veulent s’imprégner

Le vent soulève sa chevelure éparse

Pour que le roi de cœur puisse enfin régner

Il faut du bouffon laisser voir la farce

◊ 

Le vent soulève sa chevelure éparse

Une toison dort sur sa nuque en cadeau

Il faut du bouffon laisser voir la farce

Cœur de méduse invente en soi radeau

◊ 

Une toison dort sur sa nuque en cadeau

Nul sort n’égale de beauté sa mémoire

Cœur de méduse invente en soi radeau

A un vaillant de pleurs s’octroie la gloire

◊ 

Nul sort n’égale de beauté sa mémoire

Neptune de son bleu augmente la pâleur

A un vaillant de pleurs s’octroie la gloire

L’aube naissant invoque un jour de douceur

Lecture sur youtube :   http://www.youtube.com/watch?v=0MDO83uPHCw

Ode elle m’étreint

16 février 2011

Ode elle m’étreint

Le cercle œil m’est enfer

Je vis blessure sous un toit

Brume t’acharne elle

Des veines me met égide

Déraison temps mort rame

Meut blé insecte évente

Mets-moi un vécu

Elle, mot d’essence

Scande-t-elle d’airain

A ce présent ment sens

Aube en elle me déride

Arme tu as qu’hommes selles

Partent étincelles

Qu’aimera debout

Ecorce désirs lents

Jeu vaut bleus des immondes

Pourris ôtent espoir

Jeu te saoule, le boire

Te rend plus vie en corps

Mérite tes mares eaux

M’aident ange m’enterre

Bis repetita placent

15 février 2011

Bis repetita placent

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Trois coups pour t’annoncer, frappe-les sur mon cœur

Rideaux se lèveraient, sur cette pièce d’ailleurs

Retentis embrumé, pour vestige de bonheur

On fauche bien le blé, fera peler sûr mon cœur

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Un coup pour oublier, tristes sires de malheur

Marche lente en tes vergers, renouvelle les fleurs

Senteurs de citronniers, purifieront odeurs

Des hommes eus dans le nez, tristes cires de mâles heurts

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Un coup pour espérer, espoir annonciateur

Coup d’œil à travers fées, de magie chandeleur

Un monde de rêve parfait, de bel amour splendeur

Un univers surfait, est-ce poire ânon scie hâte heure ?

◊ 

Un coup pour rappeler, hélas de beaux parleurs

De mémoire fêlée, souvenirs usurpateurs

Savoir anticiper, les élans ravageurs

Trois coups en béante plaie, elle lasse de bots parle leurre