Mon marin virtuel, mon marin à moi

Mon marin virtuel

Las et sombre marin

Que j’aspire ton chagrin

Que ton deuil prenne fin

Ton sourire ? Mon refrain !

 —

Cœur refreine ton élan

Amour perdu d’antan

L’esprit s’égare souvent

Le cœur porte son carcan

 —

Œil qui souvent s’oublie

De l’impossible fait fi

Regardant l’infini

A lui, le cœur relie

 —

Spleen éternel, doux spleen

L’espoir donc se termine ?

Sombre vérité mesquine ?

Courte, l’aventure marine…

 —

Ce cœur, peut-être las

Porte en lui son trépas

Je le conjure, il bat !

Marin, siffle, je suis là

 —

Sans fards, détours, sans lois

Confie-moi tes émois

De mon cœur, tu es roi

Ma liberté, ma foi

 —

Marin, ravive ton cœur

Je recueille, sèche, tes pleurs

Que je sois de tes fleurs

Amante, fille, mère et sœur

L’effet Berque, quitte ou double

L’effet Berque, quitte ou double

Le 24 juillet 2010

Les mots, pour moi, avaient un peu perdu leur appel

Et ne voilà-t-il pas que les Berque me le rappellent

Au gré des voyages, leur visage se tanne, leur peau pèle

Amour, vie et expérience dans leur cœur s’amoncellent

 …

Arrachée une fois encore à mon éternel spleen

Je m’attarde, avide, à lire leur aventure marine

Ils sont bien souvent larrons, d’humeur gaie et taquine

Mais parfois désespoir et doute leur esprit chagrine

 …

Mousquetaires à deux ils sont, un pour deux, deux pour un

Ils sont unis à vie, pareils, soudés, comme aucun

L’un de l’autre ils sont l’image, la promesse, le parfum

Il leur faut la mer ; à la mer il faut cet Alun

 …

Bercés encore par les vagues, sans compas ni radio

Ils vivent d’espoir et de doutes mes virtuels matelots

Leur bien fragile embarcation n’est point un paquebot

Avides, ils scannent l’horizon à la recherche d’îlots

 …

Loin des habitudes, des esprits étriqués, mesquins

Ils bravent flots et nuits sans étoiles, cherchant leur destin

Mais la mer les connaît bien ces farceurs, ces lutins

Elle chérit et guide ces inébranlables mutins

 …

Année après année, dès leur  première promesse

Ils renouent avec la mer pour une vie d’allégresse

Et la mer, à jamais leur seule éternelle maîtresse

Leur offre, tour à tour, joies, souffrances, désespoirs, tendresse

 …

Libéré de son carcan mon esprit de Nana

Invente une romance que j’appelle « Sailors et Geetha »

Ne m’en veuillez pas, compagnes vraies, aimant mes Dadas

Ce n’est que virtuel et rien de plus que cela.