Las vide qui m’entoure

8 avril 2011

Las vide qui m’entoure

  

De mon cœur las mourant je rythmais cent Tâlas

Soirs d’insomnie passés arrosant le matelas

Trouble de vilains tannins rend amer le chasselas

En cœur las étouffé ainsi sonnera le glas

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De ce ventre creux où n’existe que le vide

J’extrais hésitante ma pensée tant livide

L’œil amer s’écoule sur les terres d’hier avides

La détresse se recrée en œuvre d’exil d’Ovide

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Printemps têtu paré d’un tapis de jonquille

Fleur soleil en terre champs terre aride maquille

Flot d’un rouge coquelicot de flanc paré d’esquille

D’un cœur pénitent mort qu’une artère recoquille

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Le soleil au Zénith écorche mon firmament

Lèvres sèches gorge nouée je l’attends patiemment

Bourgeon métastase vile en terre d’affaissement

Secret perdu en spleen épée en affleurement

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Parée je ne le suis de mon plus bel atour

Mon spleen au flanc offert à l’insatiable vautour

Prométhée en exil cherche de flamme le retour

Par noir enveloppant tout se meurt à l’entour

http://www.youtube.com/watch?v=x8gBzpCVng4&feature=related

Pain d’épice pain de miel, fin des vices règne de fiel

5 mars 2011

Pain d’épice pain de miel, fin des vices règne de fiel

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Mon spleen est toujours là, pleurs d’une moi d’autre foi

Mayday le bateau coule, Neptune roi se met dais

Médée sera mère poule, que le ciel puisse m’aider

L’injustice rend cœur las, peleurs y sont piètres rois

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Mayday le bateau coule, Neptune roi se met dais

L’eau rage soutient trépas, le bateau tangue pare foi

L’injustice rend cœur las, peleurs y sont piètres rois

M’aider ma plainte ma houle, démarches en escalier

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L’eau rage soutient trépas, le bateau tangue pare foi

Une vie faite d’entrelacs, la nature roule mes dés

M’aider ma plainte ma houle, démarche en escalier

Mes dais là ils me saoulent, je n’ai que ventre émoi

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Une vie faite d’entrelacs, la nature roule mes dés

Poinçon broche de féra, mort de harpon de loi

Mes dais là ils me saoulent, je n’ai que ventre émoi

Que faire de pierre qui roule, Sisyphe pour s’écraser

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Poinçon broche de féra, mort de harpon de loi

Chair noble dégustera, crocs temps peut édenter

Que faire de pierre qui roule, Sisyphe pour s’écraser

Attente temps qui s’écoule, l’amour en cœur seule voie

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Chair noble dégustera, crocs temps peut édenter

L’avenir nous le dira, le cœur au fer rougeoie

Attente temps qui s’écoule, l’amour en cœur seule voie

D’absurde je ne fais moule, l’enfance ma vérité

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L’avenir nous le dira, le cœur au fer rougeoie

La vie recoud abats, de cri témérité

D’absurde je ne fais moule, l’enfance ma vérité

Mon spleen est toujours là, pleurs d’une moi d’autre foi

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Eclipses de vie

18 février 2011

Eclipses de vie

 

Le jour naît puis se meurt, le sort sera créé

Eclipse de vieille fleur, sommeil gagne la sève

Si un cœur se défait l’oubli emporte le rêve

Le jour se meurt puis naît, la vie sera sauvée

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En tourment vrille gardée empêche venue d’aurore

Mais une fleur disloquée sait refleurir pétale

Le vieux volcan éteint retrouve lave abyssale

D’une étincelle repeint il reprend en main sort

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La destinée a seuil d’infini à franchir

Accommodant de l’œil, de l’autre rive tout voir

La vie en eau jaillit, un renouveau d’espoir

Vaste bleu au cœur apprit à l’infini saisir

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Des profondeurs de l’océan, la vie sort bondissant

D’un cœur sec mais aimant, le sang soigne jaillissant

Des premiers spores de vie, renaît donc l’infini

Du retour des envies, tristesse en l’un finit

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L’aurore boréale naît en scintillements étale

Souffles d’un ange bleuté sur un lac fait de glace

D’un cratère jeune créé par poussée en surface

De lave vive remontée la terre revient fœtale

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Entre ciel, terre et mer la vie reprend ses droits

Le doux côtoie l’amer la vie joie et chagrin

L’orphelin en souffrance saura en temps serein

Faire fi des différences, de l’amour sa seule loi

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Le jour naît puis se meurt, le sort se renouvelle

Eclipse se fait sur pleur, le jour ainsi se lève

Dans un cœur trépassé, la vie accorde trêve

Le jour se meurt puis naît, la vie redevient belle

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Lecture du poème sur youtube   http://www.youtube.com/watch?v=YiYy8Xe2IaQ

Bis repetita placent

15 février 2011

Bis repetita placent

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Trois coups pour t’annoncer, frappe-les sur mon cœur

Rideaux se lèveraient, sur cette pièce d’ailleurs

Retentis embrumé, pour vestige de bonheur

On fauche bien le blé, fera peler sûr mon cœur

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Un coup pour oublier, tristes sires de malheur

Marche lente en tes vergers, renouvelle les fleurs

Senteurs de citronniers, purifieront odeurs

Des hommes eus dans le nez, tristes cires de mâles heurts

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Un coup pour espérer, espoir annonciateur

Coup d’œil à travers fées, de magie chandeleur

Un monde de rêve parfait, de bel amour splendeur

Un univers surfait, est-ce poire ânon scie hâte heure ?

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Un coup pour rappeler, hélas de beaux parleurs

De mémoire fêlée, souvenirs usurpateurs

Savoir anticiper, les élans ravageurs

Trois coups en béante plaie, elle lasse de bots parle leurre

Un peu d’ailleurs, un pas meilleur

14 février 2011

Pour un peu d’un ailleurs pour un temps meilleur

Je suis fruit de tourment de mille et une traîtrises

De souvenirs d’antan en mémoire qui s’enlise

Je suis chaos aidant les peuples qui se brisent

Je suis le vil mendiant, le rejet qu’on méprise

Je suis d’hier l’enfant, ma fleur non conquise

Je suis soleil levant je suis couche d’insoumise

Je suis noir miroitant sort de femmes soumises

Je suis cerceau du temps, le sourire qu’on irise

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Je suis le cœur vaillant de toute personne éprise

Je suis vain châtiment de tant d’âmes incomprises

Je suis chant d’un amant relent de bouche cerise

Je suis larmes renflouant mille océans en crise

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Demain le front saillant rose teindra ma mine grise

J’irai en titubant telle croulante tour de Pise

Avec mon cœur moulant pour dernière chemise

Je redresserai le temps le formerais à ma guise